vendredi 26 octobre 2012

Trois charades de Ludo

Bonjour à toutes et tous, Voici un remue-méninges qui devrait vous tenir en haleine un peu plus longtemps car il n'y a pas une, pas deux mais trois charades, alors au boulot les ciboulots. Et n'oubliez pas de répondre ici : ludovic.thuin@sfr.fr Charade une Mon premier est cette demoiselle qui bat les pavés. Mon deuxième est un fleuve d’Italie. Mon troisième est une conjonction de coordination. Avoir du mon quatrième, c’est avoir de la chance. Mon cinquième est un oiseau. Mon tout se dit des plantes dont les fruits mûrissent sous terre. Charade deux Mon premier est une note de musique. Mon deuxième est un organe filtrant. Mon troisième est un jeu japonais. Vous mettrez un trait d’union ici. Mon quatrième est une note de musique. Mon cinquième est un fleuve prenant sa source en Suisse et se jetant dans la mer du nord aux Pays-Bas. Mon sixième est l’abri du lièvre. Mon tout est une inflammation de la gorge. Charade trois Mon premier est une planète du système solaire. Mon deuxième sert à faire des phrases. Mon troisième n’est pas faible. Mon quatrième était trois pour aller visiter Jésus à sa naissance. Mon tout est le modelage par chauffage tels les plans que l’on nous donne dans les musées où autres lieux accessibles. Amicalement, Lu

mercredi 24 octobre 2012

La charade irréversible

Du Croissant de lune: Chers amis de l'amitié, Je vous ferai quelque-chose de court, les soucis me dévorent, le temps me manque, hélas. Tous ceux qui pensent rigoureusement, s'accorderont à dire que l'homme s'efforce et lutte pour sa vie, son bien, son devenir. Quiconque refuse cet effort, convenons-en sans discussion, ne mérite pas sa part de vie. C'est encore plus vrai, à l'échelle des peuples et des nations, puisque ces entités-là, ne vivent pas sous la protection supérieure d'une véritable loi, d'une vraie règle du jeu. La loi éternelle, semble bien être de prouver son droit à l'existence en combattant pour exister. La liberté se gagne, elle n'est pas un droit, à cette échelle, mais une conquête, le fruit d'un combat. Refuser de payer le prix de la liberté, ou fléchir dans cet effort, c'est bien n'être pas digne de la liberté. Qu'on ne vienne pas objecter un quelconque droit international, une loi qui aurait cours entre les nations. Si cette loi existe, il faudra admettre, que ce sont les plus forts qui l'écrivent. La véritable loi, qui a cours entre les nations, d'une manière ou d'une autre, c'est la loi du plus fort. Loi du plus fort et en tout cas, la loi de ceux qui sont le plus prêts à lutter pour leur préservation. Il s'en suit qu'une nation faible, doit et se doit à elle-même, de lutter afin de croître en force, parce qu'en définitive, à cette échelle, la force et la liberté sont une seule et même chose. Croître en force est le devoir de toute entité politique, soucieuse du peuple qu'elle représente. Ce devoir est de loin supérieur à toute considération oiseuse, telle qu'un supposé droit international, largement fictif ou ambiguë. Il en va de la nation des Musulmans comme de toute autre, la loi éternelle s'impose à elle. Au service de ses peuples, elle se doit de croître en force ou si on veut, en liberté, en souveraineté. Ce n'est qu'ainsi que les nations préservent leurs subsistances, autrement, elle leur est disputée jusque sur leur sol et précaret. Qui ne veut gravir les montagnes vivra au fond des trous, dit un poète. A la forme poétique, manque encore cette lucidité insupportable qui s'impose dans ces affaires, parce que le poète suppose que celui qui ne gravit pas les montagnes, vivra misérablement mais qu'il vivra quand-même. Or, nul n'a plus besoin de misérables ni d'esclaves. Renoncer à la lutte éternelle pour la vie, c'est abruptement perdre la vie. Si vous vous demandez quelle mouche m'a piqué, d'où je sors ça? La réalité concrète objective, pour peu qu'on l'examine, l'enseigne parfaitement. Si j'ai lu un auteur? Oui, un très désagréable, pas un livre de chevet, le manifest du combat. C'est un livre désagréable, mais hélas, il contient des vérités irréfutables. L'auteur est d'un matérialisme presqu'insensé, brutal, au point que l'Arabo-Musulman à la pensée douce et nuancée, a du mal à concevoir que pareille oeuvre fut aussi populaire, elle le fut, incontestablement. Si ce livre contient une vérité, c'est une vérité qui pouvait se découvrir sans le livre, la vérité de la lutte éternelle pour la vie. Cette loi éternelle implacable, s'impose à la nation des Musulmans et à ceux qu'elle groupe, comme à toute autre entité, hélas. Or, il arrive qu'au moment où les hôtes du Miséricordieux remplissent les terres saintes, venus de tous les continents et couleurs, toute langues et climats, il arrive que la tyrannie au pays de Sham, tergiverse au sujet de la trêve proposée, j'ignore à cette heure si l'accord est conclu et s'il y aura une pause dans les violences. Quoi qu'il arrive, rien ne sera plus jamais comme avant. Quand un peuple sort contre un gouvernant, celui-ci, bafoué, devient aussi dangereux qu'un monstre blessé. C'est alors une lutte dont la seule issue décente est la défaite du gouvernant, la victoire du peuple. Pas plus que l'eau d'un fleuve ne revient à sa source, le soulèvement ne peut cesser et les masses regagner leurs foyers et occupations régulières, sans la concrétisation de l'heureuse victoire. Pourquoi arbitrer en faveur des peuples quand ils se heurtent à leurs gouvernants? C'est en vertu du simple fait, que le peuple crée le gouvernant, il en est la matrice, et non pas l'inverse. Souvenez-vous de cette phrase qui valait la pendaison, aux temps où l'usurpateur Plantagenet, s'était saisi de la majeure partie des terres du royaume de France. On murmurait, "Un peuple fait un roi, un roi ne fait pas un peuple". Voici donc une charade illustrative, une seule, le temps me fait défaut. Mon premier finit les phrases, Espace, Mon deuxième est un nombre premier très particulier, Espace, Mon troisième afflige de la part d'une femme, comme il est beau, dans la bouche d'un résistant! Espace, Mon dernier, en deux syllabes se fait vers la terre ou vers Dieu, selon chacun, croyant ou incrédule, Mon tout est une expression qui suggère qu'on a atteint un seuil décisif. Très bonne fête du sacrifice, elle arrive les prochains jours, vendredi peut-être. Vos réponses ici, julien.weinzaepflen@numericable.fr (qui transmettra)!

Les couleurs exotiques de Benoîte

D'abord, le classement des joueurs répertoriés : pour les deux charades de benoîte : 1 Cathou : 40 points ; 2 Jean-Nicolas (qui a trouvé les deux charades en même temps) 36,5 points 3 Babeth 36 points ; 4Julien 19 points ; Mais Julien, ce ne serait pas moi ? Eh bien, je ne connaissais pas le tamanoir. De quoi s'agit-il ? Une petite séance dic ? tamanoir (du tupi) nom masculin Mammifère xénarthre de l'Amérique du Sud, qui se nourrit d'insectes capturés avec sa longue langue visqueuse, appelé aussi grand fourmilier. (Longueur 2,50 m environ avec la queue ; genre Myrmecophaga, famille des myrmécophagidés.) Et ce verbe-animal, le tapir qui se tapit, voulez-vous que nous allions voir ce qui se tapit là-dessous ? tapir (mot tupi) nom masculin 1. Mammifère ongulé d'Asie du Sud-Est et d'Amérique tropicale, portant une courte trompe. (Longueur 2 m environ ; genre Tapirus, sous-ordre des périssodactyles.) 2. Argot scolaire. Jeune élève à qui un normalien donne des leçons particulières. J'espère qu'il ne le bisute pas trop. Comme je ne connaissais pas "tamanoir", benoîte a essayé de me dépanner : mon troisième est le début d'une chanson de Johnny Hallyday. Mais je ne suis pas spécialiste dans les premières syllabes des chansons de Johnny, moi. Il fallait penser à : "Noir c'est noir", évidemment. Après coup, on se dit qu'on était bête de rater le coche. A bout d'espoir (et d'illusions), benoîte m'écrit : "Pour la première charade, la dernière syllabe est une couleur, bienqu'on dise que ça n'en soit pas vraiment une." Je lui répondrai par ce syllogisme insensé extrait de mes aphorismes (on ira loin comme ça) : L'eau n'a pas de goût, le noir est incolore. donc le noir est la couleur de l'eau. [1] [2] -------------------------------------------------------------------------------- [1]En réalité, parole de peintre !, "le noir est l'alliance du carmin (somme de tous les rouges), de la terre d'ombre et du bleu de Prusse" (ma mère). [2] le spectre des couleurs imaginaires A Marceline et Jean-Pierre binckly Après la visite de l’exposition de Marceline Le rose, c’est le sourire du jaune Parce qu’un citron dans la nature, c’est tout seul, c’est pressé, embouteillé, mais ce n’est jamais mis en honneur, ce n’est jamais pelé comme on fait d’une orange, ce n’est jamais respecté. Le jaune est dans le délaissement que l’orange surmonte par sa consanguinité avec « l’âme de la chair » (l’orange est un oignon à plusieurs peaux), Tandis que la rose étale sans pudeur son oignon, son pistile pubien à tout vent d’étamines. Et si roses étaient les champignons qu’on se fait fête de ramasser Tandis qu’on ne ramasse les citrons que pour les presser avec avidité Avant de se plaindre de leur acidité. Acide est le jaune acidulé et basique est le blanc assidu à récapituler. Le noir n’est pas la couleur du néant Même si on pourrait le croire la couleur de l’eau Qui, comme lui, est sans saveur et sans odeur. Mais l’eau n’est pas aub'scure. Elle n’est pas la cessation angoissée de l’ébahissement devant la lumière qui nous fait implorer « à l’aide » quand on ferme les yeux. Le bleu est une couleur froide Devant l’âtre de l’albâtre en passion de purifier dans l’éclat de la lumière. La froideur du bleu nous rappelle que lointain est le ciel pour que nostalgie soit son désir, Ce dont on se console en plongeant dans les regards bleus qui nous séduisent en ne conduisant notre fascination qu’au fond de leurs yeux. L’égocentrisme est un défi joyeux contre l’impossibilité d’atteindre le ciel en prenant comme un pis aller la place de l’horizon. Les séducteurs veulent délivrer de l’invisible. C’est le lot de consolation qu’ils apportent au genre humain. Je sais des filles de feu qui n’ont pas tout jeté à leur flamme. Ce qui d’elles n’a pas été consumé s’est retrouvé transi d’avoir échappé à l’incendie de la forêt, Et dessiné jauni de ne pas avoir eu part au grand « incendie de l’homme ». La fille de feu s’est mariée avec l’ondin sourcier qui regrette, fils de l’eau, de s’être échouéau bord de la rivière, arpent de terre. L’alliance de l’eau et du feu immunise le lien de leur amour contre la séparation. Leur union des contraires les a délivrés des atteintes du temps. Mais ce que la fille de feu n’a pas jeté à l’incendie, joint au regrès du fils de l’eau d’échouer contre un rivage, fait le lit de leurs scènes de ménage, frottées au sel de la promiscuité. Tout mental est relié à l’élémental. Je suis l’esprit planté parmi les germes de la terre et qui bouillonne de ne pouvoir y pousser librement comme un arbre non loin duquel viendrait s’échouer une rivière. Mon bouillonnement fait mon volcan dont les éruptions sont de simples accès de colère, inaccessibles à être dévastateurs pour un autre que moi. Je suis dévasté d’être enfoui, esprit au centre de la terre séparé des âmes et des vivants. Je regarde s’envoler ma bien-aimée et l’écoute me dire, elle qui est née sous le signe de la balance (c'est avec ses balances que Jupiter transigeait) -la balance est un signe d’air qui ne juge et ne tranche jamais- : « Après la mort, nous serons accueillis par une étoile.

mardi 23 octobre 2012

Deux charades de benoîte

De benoîte : voici deux charades, pas trop difficiles. qu'en pensez-vous? 1- Mon premier est le diminutif feminin espagnol. Mon second se trouve en Provence Mon troisième est complêtement ivre Mon tout peut en avaler 30 000 par jour 2- Mon premier n'est plus, si on l'éparpille Mon second n'est pas meilleur Mon tout est tantôt un animal tantôt un verbe Répondre (et résoudre) à mon adresse : julien.weinzaepflen@numericable.fr

dimanche 21 octobre 2012

"Le parti pris des choses"

Aujourd'hui, je vous la fais courte, mais efficace. "Le parti pris des choses", ça ne vous dit rien ? Mon premier est celle des contes ou du logis ; mon deuxième est ce théâtre japonais qui est l'apanage du Japon ; mon troisième est un pronom possessif pluriel de la première personne ; mon quatrième en est un autre, mais cette fois-ci, la pluralité du pronom se double de ce que la même première personne est au pluriel elle aussi ; si je vous disais que je vous ai dit tout ça pour cacher une homonymie à l'intérieur de mes composantes, trouvez-la ! Mon cinquième est le territoire de ma première ; et mon tout est une école philosophiques qui prend "le parti pris des choses", les observe en se mettant comme à l'intérieur, mais en n'ignorant pas que l'observation est une relation, voire en allant jjusqu'à dire que le monde est fonction de la manière dont je l'intentionalise.

Une charade high teck

Du félin: bonjour les amis...tiés! je me dois de faire mon devoir... dominical!!! que ne ferais-je pas pour voir poindre un joli sourire sur le visage de Rodomon et de ses accolites! j'en ai pas dormi de la nuit... euh... si, un petit peu quand même!! mais c'était la semaine dernière, car je l'ai préparé samedi dernier celui-là! hi hi hi désolé pour le verre à Saint Gétorix, mais je n'étais pas encore charadier lorsque Rodomon a pris mon idée! j'espère que celui-ci sera tout neuf, et qu'il vous occupera quelques instants! 1 ça ne vaut même pas celui du lapin 2 on peut soustraire celui d'une voile aux vents forts 3 On admire celle du logis 4 les femmes qui ont de longs cheveux peuvent se permettre de porter celle du cheval Mon tout est indispensable à tous ceux qui souhaitent communiquer grâce à Monsieur GATES, et surtou aux parisiens un peu fénéant le chaton!! hi hi hi au fait... pour me répondre, c'est ici!! alx83@orange.fr

samedi 20 octobre 2012

Oumma et catholicisme, supination et passéisme

Une fois n'est pas coutume, je commence par le classement : 1 Abdel 45 points (premier sur pronation) ; 2 Cathou 38 points ; 3 Benoîte : 37 points ; 4 Babeth, 35 points 5 Jean-Nicolas : 34 points. Le croissant de lune au tableau d'honneur de la citation : Bonjour, Torrentiel aux bras cassés. Faciles tes charades sauf l'histoire du passéisme latin, je n'en ai aucune trace. Tu es un latiniste? "Première charade. Ton premier est le prône, ta prose y ressemble, Ton dernier est la nation, chose vivante, comme la patrie d'ailleurs, faudrait réfléchir à la différence entre ces deux termes, c'est pour moi, une différence de taille, la patrie est plus petite, c'est forcément une terre, la nation peut nêtre qu'un peuple sans terre.. Ton tout est la pronation, quand la paume de la main est tournée vers l'arrière, reposant au sol." Interrompons le croissant de lune pour le laisser répondre à sa propre question dans une missive qu'il m'a adressée il y a longtemps et dont je ne retrouve pas la date : "La nation, qu’est-ce que c’est ? Difficile à définir. La France est une nation, ce qui veut dire qu’elle existerait, même en l’absence de gouvernement Français. La nation n’est pas un gouvernement ou un état. On pourrait en théorie, morceler et créer des états sur le sol et le peuple Français, des états indépendants les uns des autres, à qui on donnerait des noms ou des numéros, mais la nation Française existe sans qu’on puisse la créer. L’état n’est jamais qu’une structure qui correspond ou non à une nation. Quand il s’y juxtapose, on parle d’état-nation. Or, le Liban, la Tunisie, ce sont plus des états que des nations. La nation Arabe, n’a pas de gouvernement, il faudrait le créer, mais elle existe, qu’elle ait ou non, une existence politique, un gouvernement. La Nation Islamique, est une nation de nation, avec cette catégorie peut-être intraduisible de « Oumma ». Elle comprend au moins trois grandes nations, l’Arabe, la Turque et la Perse mais il en est d’autres. La Oumma est une nation de nations, en ce sens qu’elle comprend en son sein diverses nations, mais, tout comme l’Islam en tant que doctrine est la doctrine des doctrines, on peut dire que la Oumma est la nations des Nations, puisque l’idée de nation en procède également. Totalitaire, cette idée ? Non, si c’est ma considération à moi, voulant voir le monde ainsi, dans la mesure où je permets à mon vis-à-vis de le voir différemment. Le peuple correspond généralement à une nation basique, différents peuples composent certaines nations englobantes. Chaque peuple correspond à une nation. On observe quand-même la différence de signification entre le mot « peuple » et le mot « population ». La population de la France n’est pas toute du peuple Français. Le corps social ou société, c’est la population d’un espace donné, en tant qu’agissante et inter-agissante. Corps social ou tissu social, c’est la trame qui réunit des individus associés les uns aux autres par toutes sortes de rapports, des rapports affectifs aux rapports de production, lesquels ne sont pas nécessairement contradictoires, d’ailleurs. La patrie, c’est encore autre chose. La Tunisie, peut être une patrie, la France est une patrie, mais même Lilles ou Marseille sont aussi des patries. C’est le lieu où on a grandi et qu’on aime plus ou moins. On peut dire que la France est tout à la fois une patrie et une nation, doué d’un état." Je (Le torrentiel) reprend la parole :Il m'est arrivé de demander à aymeric Chauperade quelle était selon lui la différence entre la oumma et l'Eglise catholique. Je ne peux pas dire qu'il ait vraimemnt su me répondre. La question se pose parce que l'eglise catholique est certaine que sa doctrine a une vocation universelle. Mais cela interdit en même temps à l'Eglise catholique de se définir comme nation. La oumma, au contraire, s'inscrit dans l'idée de nation. Bien qu'elle ne se soit pas définie de frontières arrêtées, ce qui entend qu'elle ne suspend pas son droit à la conquête, elle s'inscrit dans certaines zones géographiques et ères de civilisation. Pourtant, le "croisériste" que je suis aux yeux du croissant de lune prétend que la oumma a subverti certaines vieilles nations : les cas les plus symptomatiques sont ceux de l'egypte et de la Perse. L'egypte est devenue une nation musulmane le jour où elle a été majoritairement peuplée de musulmans. C'est démocratiquement régulier, mais cela a dissipé les racines anciennes et sans doute folkloriques que nous attribuons à l'egypte ancienne. Nous n'avons pas les mêmes scrupules à voir la grèce être devenue chrétienne sans déplorer que cette christianisation a procédé elle aussi à l'assimilation de la mythologie grecque, la réciprocité critique oblige à le reconnaître. Il en va néanmoins différemment de la Perse, nation plus ancienne que la france, on se plaît à le répéter, où la religion de zoroastre était encore très vivace et survit partiellement, bien que clandestinement, à l'islamisation de l'Iran. La france pourrait-elle faire partie du pré carré musulman ? Est-elle une terre trop éloignée de l'ère géographique actuelle de la civilisation islamique ? L'islamisation de la france serait-elle fondée le jour où les Français, par conversion ou démographie, seraient par improbable, mais non par impossible, devenus majoritairement musulmans ? Cette désaffection identitaire serait-elle une conséquence légitime de la démocratie ? Notre histoire est-elle négociable comme il semble que notre Etat soit à vendre, à maints fonds de pension ou d'investissement étrangers (je ne vise pas spécialement le Qatar) ? Pourquoi l'islam ne considérerait-il pas la France comme "terre de mission" puisqu'il glorifie encore l'époque où il s'était établi en espagne et y avait, selon sa propre historiographie, développé une société harmonieuse et savante ? Mais si le pré carré islamique peut s'étendre au-delà de ses zones d'influence naturelles (comme il s'est déjà vu que cet arabisme s'est inculturé en afrique et en asie), peut-on encore parler de "nation islamique", et pourquoi la oumma, comme l'Eglise catholique, ne reconnaît-elle pas sans ambiguïté sa vocation universelle au prosélitisme que nous autres, catholiques, avons abandonné à tort et par lâcheté ou manque de foi ? "Le syllabaire du sens" est le bon endroit pour poser ces questions, mais continuons à charader et revenons à la décomposition du croissant de lune : " Deuxième charade, Ton premier sue comme Eughène aux livres volumineux, Ton deuxième est la pie, Ton troisième est une nasse, Ton dernier est le "ion", la particule, Ton tout est la suppination, qui porte la paume vers l'avant, ou vers le ciel, dos reposant au sol. Ces deux mouvements sont vrais s'agissant du coude, et encore, les mouvements physiologiques ne sont jamais purs. Particulièrement vrai, s'agissant du pied, ni pronation ni suppination parfaite n'existe physiologiquement. Quant à savoir si la suppination relève du passéisme, je ne vois pas pourquoi, la paume effectrice est tournée vers l'avant et le haut, vers l'avenir, ton raisonnement ou ton prône se ramasse." Quel est le lien entre supinatiion et passéisme ? Le supin, je le réponds au croissant de lune : "1. Parce que le supin est une forme nominale du verbe latin qui ressemble fort au participe passé et est souvent employé, dans sa déclinaison adjective, dans le même contexte; 2. et de fait, comme "supination", il vient du verbe, "supinare", qui signifie "coucher sur le dos", donc, si tu transposes l'anatomie à l'âme humaine, la supination comme position naturelle semble lancer une invitation au passéisme." "Ouais, évidemment, répond le croissant, l'homme couché au sol suggèrerait le passé, je n'entends pas le latin. C'est que l'anatomie est la description des corps morts, donc, la position de référence est celle du cadavre couché sur le dos. Même ainsi, la paume des mains tournée vers le ciel, suggèrerait l'avenir. Actuellement, on veut faire de l'anatomie du vivant, ou plus exactement de l'anatomo-physiologie. Elle diffère plus qu'on ne croit de l'anatomie statique des auteurs anciens, qui, de ce fait, ont commis quelques erreurs nonobstant la somme énorme de leurs travaux. La référence est le grand Rouvière qu'il fallait réciter par coeur, la grammaire de la médecine, livres descriptifs interminables, planches rébarbatives, nuits de veille de l'étudiant, qui croit à la valeur du travail. Pour accoucher de son anatomie, Rouvière dut en passer des heures avec les cadavres, quelle vie! Actuellement, la référence est la description de l'homme debout, pieds écartés à largeur du bassin, paumes tournées vers l'avant, petit doigt sur la couture du pantalon. Dans ce shéma, on ne peut nier que la suppination qui dispose les paumes vers l'avant, dispose à l'élan vers l'avenir, le progrès." Le dernier mot revient donc au croissant de lune.