vendredi 30 novembre 2012
La charade du téléton
De Ludo:
"Bonjour à toutes et tous,
Comme me l'a rappelé Julien, je suis de charade aujourd'hui. Comme je me
sens un peu débordé en ce moment, je pense passer la main pour ce jeu qui
demande quand même un peu plus de temps que pour les addimots. En attendant
que je prenne ma décision, voici ma contribution !
Ne cherchez pas, il y en aura qu'une !
Mon premier est la 12ème lettre de l'alphabet grec.
Mon deuxième est ce pays dont Dieppe, Fécamp et Etretat font parties.
Respirer, manger, se divertir, travailler font partis des choses de mon
troisième.
Mon quatrième peut-être égoïne, circulaire, à métaux et musicale.
Mon cinquième est une note de musique.
Mon sixième est le symbole du sélénium, fallait bien que je vous en place un
lol.
Mon tout est cette maladie dont le téléthon parle en ce moment, facile non ?
N'hésitez pas à répondre ici :
ludovic.thuin@sfr.fr
Amicalement,
Ludo"
Adressons tous une supplique à Ludo pour qu'il reste dans la caravane des charadiers, surtout que seule, une de ses charades a été distinguée sur ce blog, au point d'avoir été proposée à un concours.
Lu
mardi 27 novembre 2012
Le classement de la résipiscence
(et non de la résilience).
Nous devons le signalement de l'omission de ce compte rendu et de ce classement à la vigilance de Babeth.
Vous en souvenez-vous ? Je vous exposais ma "théorie du dialogue", qui consiste à laisser l'autre s'énoncer et à le suivre jusqu'au point où l'on peut, mais sans prétendre le faire venir à (et voici l'énoncé de la charade) :
le faire venir à
mon premier qui est une narration ;
mon deuxième qui est un nombre vacher, mais pas d'or ;
et mon troisième qui était ce que devaient acquitter les contribuables qui prétendaient prendre part au vote, contributions dont tirent aujourd'hui parti, pour universaliser le suffrage, les partisans du vote des étrangers ;
mon tout étant l'état d'abjuration auquel il ne faut pas aspirer, m'est avis, à retourner celui avec lequel on veut subir ensemble la transformation par le dialogue, jusqu'à un certain point.
Avant d'appeler notre dictionnaire à la rescousse pour en savoir plus sur l'étymologie et la signification du mot résipiscence, j'ajouterai quelques mots à propos du dialogue (Méfiez-vous, mon deuxième point sera une charade, il y aura même deux charades au cours de ce compte rendu-classement, donc soyez attentifs, ne baissez pas la garde, même si vous bâillez d'ennui) !
1. Ne croyez pas le "postulat de balanche" qu'"On ne discute bien que si on est d'accord". Ceci n'est valable que pour une "discussion d'opinion", où les forts en gueule veulent se gaver d'arguments, parce qu'ils ne sont pas certains de disposer de tout l'attirail. Charles Maurras, dont je ne me fais pas honte d'avoir lu un ou deux ouvrages majeurs, qualifiat de "vice de la discussion" l'usage de la démocratie. C'est qu'il n'y connaissait rien. Discutailler n'est pas discuter. Discutailler pourrait relever du café du commerce : on échange des opinions auxquelles on ne tient pas. La discussion entre gens qui sont d'accord, distincte du débat et encore plus de la polémique, qui n'est pas stérile que si les jouteurs ne se ferment pas à la possibilité de changer d'avis, la discussion est le fait de personnes qui ont besoin de se conforter dans leurs arguments, donc de s'assurer dans leur pensée. Il se peut que la polémique se place en fait entre la discussion et le dialogue. Pour ma part, je prétends dialoguer, mais je suis encore plus discuteur que polémiste, et pourtant mon attitude d'esprit est celle que je voudrais voir épouser aux polémistes : je ne donne presque jamais raison à mon contradicteur. Le croissant de lune, mon contradicteur principal depuis près de deux ans, a trouvé que mon pseudonyme cybernétique, le torrentiel, avait pour anagramme la (plus ou moins) "locution verbale" : "Nier le tort". C'est bien vu, comme à chaque fois que l'inconscient sémantique, qui est la fine fleur de la linguistique (saussuure voulait écrire un livre sur "Les anagrammes"), donne la clef des non-dits, ouvre le langage au silence éloquent des mots. Oui, je nie avoir tort ; mais en réalité, c'est pour pousser mon contradicteur dans ses retranchements les plus insoupçonnés des gardes champêtres ; et, s'il résiste à ma logique, à ma carapace, à mon refus de lui céder en rien, alors, que je l'avoue ou non, je saurai qu'il a vaincu. Plus tard viendra mon aveu. Le croissant de lune rêve de me jeter ainsi à terre, mais lointain est le jour où son rêve deviendra réalité. Le dialogue est le sommet de l'échelle qui part de la discutaillerie, monte à la discussion, puis à la polémique ou dispute et arrive à ce dernier étage. Avec qui dialogue-t-on ? Je prétends... Qu'on n'a la prétention de dialoguer qu'avec son ennemi. Mais dans quel but ? Dans trois buts principaux:
a) D'abord pour lui permettre de s'énoncer, ce qui est un acte de fraternité combattante : on presse l'autre pour qu'il s'exprime, parce qu'il a besoin de se délivrer en se livrant ;
b) ensuite pour le connaître ;
c) et enfin, pour l'aimer. Je ne prétends pas, selon l'adage, que "la connaissance soit l'amour". Non, c'est plutôt l'inconnaissance qui est l'amour, et pourtant "on n'aime que ce que l'on connaît".
2. Le dialogue ainsi conçu est susceptible de tomber dans deux pièges :
a) Le premier est l'interdiction que l'on se donnerait a priori d'amner l'autre moins à soi qu'à cette idée, à cet élan, à cette foi qui nous fait vivre et qu'on croit être la meilleure pour lui, la meilleure pour nous, la meilleure pour le monde entier. En un mot, il ne faut pas s'interdire de pratiquer charade...
Mon premier veut dire qu'on est pour ;
il y a des grèves de mon deuxième ; et, quand on n'en fait pas la grève, faire de mon deuxième est, soit le fait d'un faillot, soit le fait d'un consciencieux ou d'un perfectionniste ; celui qui est un spécialiste de mon deuxième a, son premier qui est un poisson et son deuxième aussi, mais l'homonyme du poisson de son deuxième est ce patriarche dont la femme se changea en statue de sel ; il y avait Simon de sirène et simon le tout de cette sous-charade, qui est celui qui fait presque par profession mon deuxième de la charade principale de ce 2. a) ;
mon troisième est le titre américain d'un film touchant sur un extraterrestre qui voulait "téléphoner" à "sa maison" pour y rentrer ;
et mon quatrième, qui n'est pas une syllabe, est le cigle de l'ancien système Monétaire Européen ;
mon tout est ce qu'il ne faut pas s'interdire dans le dialogue sous peine d'insincérité, d'hyypocrisie ou de tartuferie ;
b) Mais il ne faut pas non plus vouloir faire venir l'autre à résipiscence.
que dit Dic de ce mot ? Il est assez concis.
résipiscence
(du latin resipiscere, revenir à la raison)
nom féminin
Littéraire. Venir, amener à résipiscence : reconnaître, amener à
reconnaître une faute avec la volonté de s'en corriger.
La résipiscence, essentiellement employée dans des expressions verbales, constitue donc une espèce de repentir d'opinion.
3. J'ai rédigé cette charade au plus fort de notre dernière querelle avec le croissant de lune, qui ne "tolérait pas" qu'on lise en sa présence "Les versets sataniques" ; mais, comme il n'avait pas donné d'explications à son intolérance, ce qu'il a fait par la suite dans un courrier privé qu'il m'a adressé et que j'ai relayé à quelques-uns d'entre nous, on pouvait croire qu'il n'avait fait qu'intérioriser la fatwa lancée par l'imam Kohmeini contre salman rushdi. Il estimait que c'était le sous-estimer. Il aurait été plus direct qu'on se serait économisé une polémique. Mais il avait ses raisons. La genèse du "dialogue entre le torrentiel et le croissant de lune" est imputable au refus d'un autre forum "glaucosphérique", qui se prétend pourtant intellectuel, de nous permettre de croiser le fer. "On échange et ils censurent", m'écrivit le croissant de lune. Il me proposa que nous continuions la controverse en privé. J'acceptai et bientôt publiai ce que je pus, tant il me semblait que les contributions de mon adversaire étaient de qualité. Mais nous n'employions pas le même mot pour décrire ce qui était en train de se passer : je lui servais du "dialogue", quand il me proposait un "face à face dialectique". C'est que ce cavalier, qui se prétend pourtant ennemi de l'esprit chevaleresque, prenait le tournoi ou la joute au sérieux. Il voulait qu'entre nous, il y eût un gagnant et un perdant. De mon côté, sans jamais lui céder outre ce que je croyais juste, ni me mésaimer assez pour me donner le coup de poignard dans les entrailles par lequel il aurait voulu me voir soumis, je me rendais compte, tout de même, que le dialogue était inégal. Ce n'était pas que je manquais d'argument. Mais pour lui, cette dispute était essentielle, où j'avais l'impression de n'être là que pour lui donner la réplique. Nous envisageâmes de faire de ce dialogue un ouvrage, mais je ne disposais pas de l'infrastructure en "petites mains" éditrices qui m'eussent permis de mettre l'objet en forme. Lui rêvait que je préface l'ouvrage comme si, moi, l'adversaire de sa nation, je devenais son avocat, à force de subir la pertinence et la justesse de ses arguments. Il se méprenait sur le degré où ceux-ci portaient sur moi. Et deux raisons le faisaient se méprendre. La première était que nous n'étions pas d'accord sur la prémice intellectuelle. Lui ne concevait pas que ce dialogue se poursuivît sans que l'un de nous l'emportât. Pour moi, ce qui importait était que celui qui avait le plus à dire et à crier puisse s'énoncer jusqu'au bout. Le deuxième ressort tient aux origines psychologiques de la guerre. Trouvez cette science dans cette deuxième charade :
mon premier est magnétique et dialectique, il y en a toujours un pour s'opposer à l'autre, le malade atteint du trouble de mes premiers était autrefois qualifié de cyclothimique ou de magnaco-dépressif, sur terre, il y a le (premier) Nord et le (premier() sud (qui n'est pas le courrier), il donne aussi un prénom en quatre lettres, qui est celui d'un comique provençal dont on ne dit pas qu'il est mort dans son pucier, mais qu'il serait mort puceau, sans avoir vu, non la louve, mais la féline, féminine et coquine ;
mon deuxième est le pluriel de l'émail ;
mon troisième est le suffixe du discours (charadier, tu es non seulement discuteur, mais discoureur) ;
et mon tout est une science crée par gaston Bouthoul dont le croissant de lune a selon moi sous-estimé l'influence des ressorts comme conditions de possibilité de notre conciliation avant terme (à moins que notre réconciliation n'intervienne trop tard, passés les besoins de lh'istoire).
4. Mais j'ai parlé du croissant de lune, il est temps que je lui donne la parole et vous livre sa décomposition de la résipiscence :
"
Torrentiel, avec tes valeurs,
Ton premier n'est-il pas le récit de la vie?
Ton second serait donc un certain nombre de pis, six au justes, trois vaches donc, si je compte bien,
Ton dernier est le sens, qui vaut plus que les valeurs,
Ton tout est la récipiscence, là où je suis sensé te réduire à tout prix.
Est-cela? Donc, s'il en est ainsi, n'es-tu pas arrivé à récipiscence? Ou à quelle distance es-tu de ce terme, moitié, trois quarts? Et moi-même, n'as-tu pas quelquefois emporté mon adhésion? Qui est allé le plus loin sur le chemin de l'autre?
Satisfais ma curiosité, sans erreur, ne trébuches pas. Quelles sont ces valeurs de la France profonde que je suis sensé ne pas partager? Si c'est qu'il faut pas marcher sur les pieds des autres, je suis d'accord, alors après? Tolérance, moralité, ça signifie quoi exactement?"
Aux questions qu'il me posait, j'ai répondu au croissant de lune :
"
Tout d'abord, bonne réponse, à un détail orthographique près : "résipiscence" s'écrit r, é, s, i et non pas r, é, c, i.
Mais je veux répondre à tes questions :
"
N'es-tu pas arrivé à récipiscence?"
Je pourrais te répondre que cette question est mal posée ou n'a pas de sens, puisque , précisément, pour moi, la finalité du dialogue n'est pas de faire venir son vis-à-vis à résipiscence. Or souviens-toi : dans le projet de livre que tu m'avais proposé, tu voulais faire de moi, ton vis-à-vis, ton interlocuteur, l'avocat de "ta nation".
Question :
"Ou à quelle distance es-tu de ce terme, moitié, trois quarts?"
Autre question dont je n'apprécie pas le libellé, mais je n'esquiverai pas, là non plus : je dirais qu'à mon corps défendant, j'évaluerai de 40 à 50 % la prise qu'ont eue sur moi tes arguments.
"Et moi-même, n'as-tu pas quelquefois emporté mon adhésion?"
C'est à toi de le dire, mon impression est que oui, mais sur des sujets mineurs.
"Qui est allé le plus loin sur le chemin de l'autre?"
Je crois que c'est moi, sans nul doute possible. Je ne le regrette pas, mais d'une part aimerais avoir ta propre réponse à ton propre questionnaire, et d'autre part précise que vouloir faire venir l'autre à résipiscence, c'est éradiquer son vis-à-vis, pas seulement dialectiquement, mais dans son propre esprit. Il y a là comme une éradication métaphysique, la pire de toutes, si tu tiens absolument à maintenir ce paradigme de l'"éradication" qui serait l'apanage des chrétiens, selon toi, je crois t'avoir démontré à l'instant que non.
Je te précise d'emblée que moi aussi, je préfère le sens aux valeurs, mais le sens n'exclut pas les valeurs. Je fais le choix du sens incluant les valeurs et des vertus surplombant les valeurs, et la tolérance consiste à "se supporter les uns les autres" pour soutenir le monde et porter la responsabilité de l'aventure vivante de son prochain hétéronyme et dissemblable".
5. Mais voici, pour finir, le classement que vous attendez tous :
1 Croissant, : 25 points ;
2 Benoîte, 20 points ;
3 Mustapha : 18 points ;
4 Cathou, 16 points.
Adimots bien balancé!
Du Croissant de lune:
Chers amis de l'amitié,
Encore un mot ancien, pioché dans Jean-François Parot, en 13 lettres.
Deux indices, r en postion 4 et n en position 5, lettres voisines, donc,
routine + allier
Définition, hésitation. Contexte, Nicolas Le Floch, commissaire au Grand Châtelet, interroge un plumassier, "métier de la plume", mais il essaie de l'aborder sans exiper de sa fonction. L'homme pour l'encourager, lui dit ceci,
"Déballez votre paquet sans ..."!
Voilà, maintenant, je ne peux plus rien faire pour vous. Je crois que le mot ne se trouve pas sur Dic, ou bien il sera dans la version "mots rares et précieux" de Dic. A vous de jouer, répondez ici,
julien.weinzaepflen@numericable.fr
Compte rendu plutôt familial de l'"adimots" de circonstance
Chers amis de l'amitié,
Dimanche 25 novembre, c'était la fête de Sainte Catherine, je m'en souviens toujours, puisque ma femme porte ce nom. Et il se trouve que c'est tout ensemble le jour de la fête et de l'anniversaire de notre chère Cathou, modératrice et animatrice, l'addimots était de circonstance, facile. C'était
chère + naît
Avec un t en position 3
C'était un beau dimanche, ici, le soleil brillait avant neuf heures, presque toute la journée. Il n'y eut pas tant de réponses que ça, contrairement à ce que croyait Ludo. Ou bien c'était facile et de circonstance, presque donné dans l'énoncé, on ne répondit pas, ou bien au contraire, la facilité et l'évidence fait se méprendre et on ne trouve pas, ou encore, le temps était si beau qu'on n'était pas chez soi. Dans l'ordre, il y eut, Babette à 9h24, Ludo à 9h 46, Cathou elle-même à 10h11, suivi d'un co-listier une minute plus tard, il y eut ce coquin d'Alex le Félin à 10h25, qui se plaignit de la facilité du jeu, comme quoi, j'étais si fatigué que je ne pouvais rien produire de trop dur. Enfin, la série fut close par Jean-Nicolas à 16h19. Le Torrentiel n'a pas trouvé, peu doué pour les jeux addimots. Enfin, c'est pas tout-à-fait si simple, c'est moi qui lui cassais le jeu, en le prenant en copie non-visible, quand je m'attaquais à ma pauvre Babette, pourtant malade ce jour-là, et en insistant lourdement, avec force étreinte et embrassement, pour qu'elle se fende de quelques jeux, ainsi que Valérie d'ailleurs. Je renouvelle ma demande, les filles, je ne vous oublie pas! J'allais oublier, mais Benoîte aussi a répondu, pourtant nous sommes fâchés, parce que cette dame est une Chrétienne du genre qui ne trouve pas tout à fait agréable que moi, je campe dans mon camp. Bref... J'oubliais, un kidam m'a reproché de trop manier la cravache, donc, je manierai plus souvent le sabre, ce sera plus fort encore. Combien ça fait au total? Pas dix, comme il arrive que Ludo en fasse, c'est lui, le maître des jeux. Pourquoi attire-t-il autant? Il faut reconnaître que la gentillesse transparaît à travers ses messages, il donne envie de jouer, ne tient pas de cravache, amicalement, il dit. Est-ce que Rodomont doit en prendre de la graine? Un peu mais pas trop, puisque ce serait contrevenir à l'Ordre de Dieu, à qui il plaît de faire les hommes divers et dissemblables. Il n'est ni mouvement ni force sans sa volonté. Donc, en résumé, Rodomont garde la cravache en main, rejoignons-nous pour un truc plus difficile, celui-là.
Croissant de lune.
dimanche 25 novembre 2012
La charade de la sécurité
"Attachez vos ceintures", et clic ! sauf que, si l'accident vous vient vous surprendre, la ceinture peut devenir un étrangleur.
Autrefois, pour s'assurer de la fidélité de sa dame, le "preux chevalier" qui partait en croisade, attachait à sa femme une ceinture de chasteté. Il faisait peu de confiance à la pèlerine non marcheuse.
On dit que l'obésité fonctionne comme une ceinture de graisse que l'on s'attache, de part et d'autre de la taille, au niveau de la ceinture, pour se protéger du monde extérieure. L'obésité comme une forme d'autisme corporel ? Sauf qu'on en est revenu des analyses de l'autisme héritées de "La forteresse vide" de Bruno Bettelheim.
Le besoin de sécurité est l'avers d'une peur d'être abandonné. Mais peut-on conjurer cette peur autrement que par de la confiance en soi (ou en dieu, à condition qu'Il ne soit pas un alibi du "moi" - ce qui est difficile à prouver -, sans quoi il serait là comme une de ces fausses sécurités multiples) ?
Trois petites charades pour rendre compte de ce besoin sans fond (et j'attends vos développements sur la "sécurité intérieure") :
Première charade :
Mes deux premiers sont les deux articles indéfinis (masculins ou neutres), au singulier et au pluriel ;
mon troisième est l'acronyme du foyer des etudiants catholiques (il existe à strasbourg, notre ami Patrick valet-bello, que, peut-être certains d'entre vous ont connu, y a vécu pendant trente ans) ;
mon quatrième est la moitié du canari qui se disputait toujours avec le chat Rominet dans le dessin animé ;
mon cinquième est ce qu'on se fait quand on est d'un naturel angoissé ou colérique ;
mon sixième est l'envoi qui conclut la messe ;
et mon tout est le caractère de ce qui ne peut faire défaut.
Deuxième charade :
mes deux premiers sont, respectivement, le deuxième nombre de la première série de la base dix et le premier nombre de la deuxième série (rappelez-vous que la base dix part de zéro à neuf) ;
ma troisième peut être plate ou gazeuse ;
ma quatrième (en deux syllabes) est une obsession qu'on ne comprend pas tant qu'on ne la partage pas : elle se termine comme la peur maladive, mais commence par le participe passé du verbe lire, donc elle est plus noble que la peur sans raison d'un objet (trouver cette peur maladive peut vous rapporter des points supplémentaires) ;
mon cinquième est ma couche ;
et ma sixième est sa finale ;
mon tout est un des caractères du Sacrement du mariage (dans le mariage, distinguer le Sacrement de l'institution, on fait beaucoup la confusion ces temps-ci, du fait d'un certain débat).
Troisième charade :
mon premier est une note de musique insulaire ;
mon deuxième est le petit de maman vache ;
mon troisième est un berbère ;
mon quatrième est la formule d'envoi de la fin de la messe ;
et mon tout est le caractère de ce qui est susceptible, non d'envoi, mais de renvoi et de répudiation.
Je vous rappelle le sujet de dissertation (pouvant valoir de 1 à 10) :
Existe-t-il une vrai sécurité intérieure ?
Rassurez-moi ici :
julien.weinzaepflen@numericable.fr
Un "adimots" de circonstance
et en vers, du croissant de lune:
Chers amis de l'amitié,
La njuit dut être froide, le ciel est dégagé,
Le vent violent d'hier, aura tout nettoyé,
Tel un cadeau festif, le soleil apparaît,
Voici donc l'addimots que je tenais tout prêt.
En neuf lettres, en troisième place il porte un T,Nom propre il est formé de deux mots ajoutés,
chère + naît
Du jour propice à tout planter,
Répondre à mon adresse:
julien.weinzaepflen@numericable.fr
vendredi 23 novembre 2012
Compte rendu de l'"adimots de la guidance"
Bonne fête aux Cécile
et bon anniversaire à Caty!
Les listes étant chronophages, je m'efforce de faire c o u r t en faisant c o u r s.
Fallait repondre:
*d é m i u r ge (démiurge).
Radio-Coulisses
De Julien, le premier à dégaîner:
Je crois que ce qui fait l'anagramme donne mieux la définition que celle que tu propose. Je m'explique : "le démiurge" de socrate inspirait ses idées, et c'est ainsi qu'on a pu dire avec raison que les grecs, avec leurs "démons" ou leurs "démiurges", furent à la racine de l'idée chrétienne des"anges gardiens".
dans l'acception la plus courante, le "démiurge" est un guide.Mais je crois en effet me souvenir lointainement queSocrate donnait une cosmogonie qui faisait intervenir un "démiurge" à l'origine de la "manifestation", conception dont se sont emparés les néo-platoniciens pour en faire l'aspect historique de leur idée philosophique ou religieuse que le monde n'était qu'une émanation.
De Robert:
Si tu en veux, bien que je le doive ici à DicoMots, voici :
Démiurge.
Bonne journée,
Robert
Je voulais citer à l'ordre de l'addimots Ludo mais, dans ma déroute, je l'ai perdu en route.
De Jean-Nico au modèle de réponse stéréotypé (pléonasme):
Bonjour, Mustapha,
Ma réponse est démiurge
Amicalement
Jean-Nicolas
ça faisait deux mois environ que j'avais ce mot *démiurge (déjà posé en charade) en tête et en réserve. En écoutant
Dominique Bourrel: "histoire du judaïsme" (hier jeudi, Prague). Il était question de ce rabbin du 17ème siècle qui décida de modeler un homme avec de l'argile. Le travail fut si parfait que la pièce d'argile s'anima et devint un autre lui-même (du rabbin). Dominique Bourrel dit que ce rabbin était le créateur du golem, un démiurge.
Cherchons dans Dic "encyclopédie", faute de ne le trouver dans "Bible et Christianisme":
*golem
n. m.
Créature artificielle à forme humaine de
la tradition magique juive et des
légendes d'Europe centrale.
- Mot hébreu.
Les historiens de la littérature disent que les voyages initiatiques sont faits par un personnage ayant un guide. Dans $"la divine comédie", le poète est guidé par Virgile. Le narrateur des $"Etats et Empires de la Lune" de Cyrano de Bergerac est guidé, conseillé, informé par le Démon.
Voici le passage, lequel passage illustrera en l'éclairant le propos de Julien:
Enfin le ciel, fléchi de mes douleurs et fâcher de voir profaner. le temple de son maître, voulut qu'un jour, comme j'étais attaché au bout d'une corde, avec laquelle le charlatan me faisait sauter pour divertir le badaud, un de ceux qui me regardaient, après m'avoir considéré fort attentivement, me demanda en grec qui j'étais. Je fus bien étonné d'entendre là parler comme en notre monde. Il m'interrogea quelque temps ; je lui répondis, et lui contai ensuite généralement toute l'entreprise et le succès de mon voyage. Il me consola, et je me souviens qu'il me dit :
" Eh bien ! mon fils, vous portez enfin la peine des faiblesses de votre monde. Il y a du vulgaire ici comme là qui ne peut souffrir la pensée des choses où il n'est point accoutumé. Mais sachez qu'on ne vous traite qu'à la pareille, et que si quelqu'un de cette Terre avait monté dans la vôtre, avec la hardiesse de se dire homme, vos docteurs le feraient étouffer comme un monstre ou comme un singe possédé du Diable. "
Il me promit ensuite qu'il avertirait la cour de mon désastre; il ajouta qu'aussitôt qu'il m'avait envisagé, le coeur lui avait dit que j'étais un homme parce qu'il avait autrefois voyagé au monde d'où je venais, que mon pays était la Lune, que j'étais gaulois et qu'il avait jadis demeuré en Grèce, qu'on l'appelait le démon de Socrate, qu'il avait depuis la mort de ce philosophe gouverné et instruit à Thèbes Épaminondas, qu'ensuite, étant passé chez les Romains, la justice l'avait attaché au parti du jeune Caton, puis après son trépas, qu'il s'était donné à Brutus. Que tous ces grands personnages n'ayant rien laissé au monde à leur place que l'image de leurs vertus, il s'était retiré avec ses compagnons tantôt dans les temples tantôt dans les solitudes.
" Enfin, ajouta-t-il, le peuple de votre Terre devint si stupide et si grossier que mes compagnons et moi perdîmes tout le plaisir que nous avions pris autrefois à l'instruire. Il n'est pas que vous n'ayez entendu parler de nous; on nous appelait oracles, nymphes, génies, fées, Dieux foyers, lémures, larves, lamies, farfadets, naïades, incubes, ombres, mânes, spectres, fantômes; et nous abandonnâmes votre monde sous le règne d'Auguste, un peu après que je me fus apparu à Drusus, fils de Livia, qui portait la guerre en Allemagne, et que je lui défendis de passer outre. Il n'y a pas longtemps que j'en suis arrivé pour la seconde fois; depuis cent ans en çà, j'ai eu commission d'y faire un voyage, je rôdai beaucoup en Europe, et conversai avec des personnes que possible vous aurez connues.
Mes excuses pour la longueur de la citation, mais quand on veut donner un extrait, il est difficile de limiter au minimum.
Je peux envoyer à qui me le demandera $"l'autre monde, ou les Etats et Empires de la Lune" de Cyrano de Bergerac (1619-1655), auteur passionnant; on verra dans cette fiction qu'il imaginait ou inventait déjà le walkman ou le mp3.
Enfin, Julien parle de $"cosmogonie". D'abord, quézaco?
*cosmogonie
n. f.
Théorie (mythique, philosophique ou
scientifique) de la formation de
l'Univers. Les cosmogonies de
l'Antiquité.
>> ASTRO Théorie de la formation des
corps célestes.
- Gr. kosmogonia.
Toutes les civilisations (ou cultures ou peuple) ont eu leur cosmogonie. Les cosmogonies disent la représentation qu'on avait de la $"la naissance" (est-ce le mot) ou de l'apparition de l'homme.
J'ai annoncé "je ferai court" mais j'ai fait "long c o u r s". Impénitent bavard. Le timide trouvera toujours bavard le disert (des Tartares).
En p.J. $"le mauvais vitrier", 9ème $"Petit poème en prose" (ou $"spleen de Paris") de Baudelaire. Je l'envoie parce que je suis allé voir si c'était là-dedans que Baudelaire disait: "Socrate avait son démon, mais à la différence du mien, le sien ne lui inspirait que de bons conseils" (ou quelque chose de ce goût). Finalement, ce n'est pas là, mais j'envoie quand même le poème parce que riche de notations bien senties sur l'âme humaine.
Classement
1 Julien
2 Ludo
3 Robert
4 Cécile
5 Jean-Nico
Classement
1 Julien
2 Ludo
3 Robert
4 Cécile
5 Jean-Nico
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