mardi 6 mars 2018

La charade du lombric


Ceci est une charade, malgré les apparences, une charade et une…. Méditation ?

 

Je ne suis pas un ver de terre ni un enculeur de mouches.

 

Je ne ferais pas de mal à une mouche. En général, j’attendais les mouches, jusqu’au jour où, essayant la recette de Lautréamont : « Pour tuer des mouches, voici la manière, la plus expéditive, quoique ce ne soit pas la meilleure : on les écrase entre les deux premiers doigts de la main », j’éprouvai la surprise jouissive   d’en avoir tué une et de tenir la vie d’une mouche entre mes mains.  

 

La mouche ne bourdonnait plus, elle ne bougeait plus. « N’importe, c’était une mouche à merde », dit ma mère. Or il n’y a pas de tentation de merde. Longtemps j’ai chassé mes tentations, et puis je les ai laissées bourdonner à mes oreilles, ces « personnes d’un monde sans lumière » (Philippe Beck), s’insinuant en points d’interrogation pour que la foi vienne de ce qu’on entende, « fides ex auditu », comprenant sans rien voir, car « le tact » est le premier des moyens par lesquels on entre en sensation, dit Condillac, je n’ai pas dit en connaissance, encore moins en connaissance de cause, car on peut tout comprendre, excepté les causes. Je ne fais plus de mal à mes tentations, sachant qu’on peut résister à tout sauf à elles (Oscar Wilde), que je n’ai pas l’âme combattive et que je veux me donner licence de plaisir – j’ai longtemps cru que l’on n’avait pas le droit au plaisir -. Pas plus qu’il n’y a de liberté qui n’excède celle de choisir, il n’existe de joie qui dépasse le plaisir -.

 

Je ne fais pas de mal à mes tentations, car les mouches ne m’ont jamais emmerdé. Je ne peux pas en dire autant des chats : qu’est-ce qu’ils m’ont fait chier, les chats ! Surtout quand Plouque chiait dans mon lit. Ma mère avait deux chats, ils s’appelaient Plouque et Schizo. N’ayez jamais peur des animaux domestiques ! Si vous n’aimez les griffes ni les crachats, vous courrez après la félinité sans être jamais un bon coup. « J’ai jamais tué d’chats, ou alors y a longtemps, ou bien j’m’en souviens plus. » Pauvre brelle ! Tu es bien un abbé de t’en vanter.

 

Alain Breton me dit un jour : « Vous écrivez de la poésie de qualité » - encore heureux -, « même si vous la parsemez de trop d’adverbes. » Jésus a écrit sur le sable, seules Ses Paroles sont restées. Ses paroles-roc n’ont pas fondé une maison sur le sable, où fondit ce qui resta de ses écrits. Les paroles demeurent et les écrits s’envolent. Socrate s’accusait d’écrire des vers de mirliton qui étaient demeurés à son époque. D’où le fait que la passion du buveur de ciguë ampoula et ne put jamais tout à fait se disculper des deux chefs d’accusation d’impiété et de corruption de la jeunesse. Car le Verbe est un pieu qui permet de saisir l’axe et la rotation de la terre, mais quand on est pieux, on n’écrit pas.

 

Imaginez, si j’avais écrit des vers de mirliton ! Aujourd’hui, vous me traiteriez de chauffard. J’aurais joué du shofar jusqu’aux entrailles de la terre, d’où seraient remontés les vers, pour rendre des comptes à cause du sang qui crie. Mais quand on scinde un ver de terre, ses anneaux ne saignent pas.

 

C’est le docteur Antoine qui m’a appris que les vers disposaient d’un système d’anneaux si complet, dans chacun de leurs centres vibratoires, que je pouvais les séparer, ils continueraient de se reproduire. Dans le jardin plein de mauvaises herbes où mon père élaguait des arbres, j’essayai le système du docteur Antoine et le miracle de la multiplication des vers. Je supposai qu’il avait réussi. Le docteur Antoine était l’ami de mon père et reprochait à ma mère, dont il était le médecin traitant, de l’accuser d’être à l’origine de ma cécité. Après quoi, poussant un grognement de propriétaire d’une centaine d’appartements trop imposés, il se plaignait de payer tant d’impôts. Il n’était pas un lombric. Son but était d’amasser du pognon et des briques, celles-là mêmes avec lesquelles on avait construit la tour de Babel qui devait s’élever jusqu’au ciel, avant que les Hébreux esclaves en Égypte ne dussent ramasser des briques jusqu’à l’exode mosaïque. Le docteur Antoine ne l’entendait pas de cette oreille qu’il avait dure, il ne disposait pas de ces lumières. « Sépare les anneaux des lombrics, tu verras, ils se reproduiront », me conseilla-t-il. J’ai séparé les anneaux et j’ai perdu mon alliance. Je ne me suis pas reproduit. Je ne sais pas ce qu’il en fut des vers, car nous avons dû quitter le jardin. Les mauvaises herbes poussaient trop drues sous la culture biologique.

 

Mon premier est le oui italien.

Mon deuxième rétorque le oui au non.

Il n’y a que mon premier troisième qui coûte.

Victor Hugo a écrit l’homme qui mon quatrième.

On met les barres sur mon cinquième.

Je propose deux définitions pour mon tout :

 

- La première est la définition de la reproduction des lombrics selon le docteur Antoine.

 

- Mon tout est mon trou dans l’énoncé de cette idée maurrassienne qui forme la seconde (« ô scandale ! Il nous a menés sur ces terres innocentes pour en arriver là.  - Réfléchissez d’abord, vous vous scandaliserez ensuite « :

 

L’individu forme-t-il jamais la société ? « Considérons encore le monde des êtres qui vivent. Il y a des espèces (elles sont très inférieures) où l'individu détermine une sorte de société ; ce sont les espèces où la reproduction s'opère par voie de » mon tout. « Il faut chez l'animal supérieur un couple, il faut deux individus très différents pour produire un troisième individu. Cet être nouveau ne naît pas d'un générateur, ni même de deux générateurs, mais plus subtilement de la société de ces générateurs. »

 

Donc antérieurement, il faut du même ; supérieurement, il faut de l’autre. Ce n’est pas à dire qu’au commencement était de l’autre. Et l’homme ne naît pas d’un père et d’une mère, il naît de la société de leur amour.

 

Maurras en tire d’autres conséquences ou propositions. Certaines sont enthousiasmantes et d’autres discutables. Je vous laisse les apprécier :

 

- « Vraiment, comme Léon de Montesquiou l'a si bien remarqué dans La Raison d'État, l'on ne peut pas dire : « 1o L'homme, 2o la société. » Il faut absolument se ranger au parti de dire : « 1o La société, 2o l'homme. » 

 

- « Comme elle est supérieure à l'individu, la société est supérieure à l'État. Il est bien une pièce centrale de la société, mais ajustée pour la défendre et l'organiser, non pour la détruire. » « L’État, quand il est bien institué », n’a presque jamais « affaire aux individus.  C'est sur les sociétés dont il a la charge, et c'est aussi sur leurs rapports mutuels, que s'exercent ses principaux attributs : seuls les criminels, avec les héros et les saints, personnalités d'exception, ont des rapports avec l'État qui a le droit de connaître ces anomalies, ou pour les honorer, ou pour les châtier. »

 

Mais je décide pour vous que, dans les deux énoncés suivants, Maurrasexagère :

 

« Si la société humaine produit l'individu humain, elle ne peut pas être composée de ce qu'elle produit, d'individus. La société est composée de sociétés, c'est-à-dire de groupements d'êtres humains qui pourront être hommes un jour à la faveur de la Société, mais auxquels il est naturel, en attendant, de vivre groupés, soit pour continuer la vie, comme c'est le cas des familles, soit pour la fortifier, l'accroître et l'embellir, c'est le cas des communes et des syndicats, des nations et des religions, des corps, des compagnies littéraires, scientifiques ou artistiques », des « cafés » et des « congrégations ».

 

Je proteste. Il est vrai, à mon grandregret, que la société produit les individus et non le contraire, mais des individus puisant dans la tradition des sociétés qui sont à l’œuvre dans la société, peuvent former la société, sans que l’État, qui laisse faire cet individualisme à l’œuvre dans la société, ne la détruise.

 

- L’homme ne peut vivre sans s’associer, car il ne naît pas un tout parfait et solitaire, qui profite de la société pour accroître la force de sa monade. Mais quand il « rentre dans l’indépendance » comme le dit Rousseau dont Maurras est ennemi de la pensée trop solipsiste, exotique, romantique ou trop vague, l’homme peut former des familles pour prêter son concours à la perpétuation de l’espèce ou de la société. Mais Maurras oublie qu’il ne s’associe que sur la base du volontariat et à des « groupes facultatifs ». Le corporatisme est d’une organicité séduisante, mais les corps politiques ne doivent pas écraser les corps humains.

 

- Car « la société » ne produit pas seulement « la faune et la flore humaine des individus différents », mais aussi, quoique Maurras le nie, « l’introuvable individu » et Mozart qu’on assassine. Cependant, dans l’idée que l’individu est introuvable, il me plaît que, pour Maurras, notre « société humaine » ne soit pas « débitrice des plus vastes génies qui ont toujours reçu d'elle bien plus qu'ils ne lui ont apporté ». Cela évite de diviser la société entre anonymes, personnages et personnalités, comme le fait la société individualiste.  Mais je n’ai pas fait le deuil de la personne humaine.

 

Résolvez la charade en MP, pas en commentaire sur le blog, mais soit par la messagerie de Facebook ou de Twitter, soit en envoyant votre réponse à mon adresse courriel :

 


 

Vous pouvez aussi disserter sur les thèmes évoqués.

mercredi 6 juillet 2016

La charade qui apprend à mourir dans la misère

"On n'a rien donné quand on n'a pas tout donné " "Ma cassette, ma cassette !" La bande magnétique a pris le même nom que le ballot d'or. Il n'y a pas de hasard sémantique. Un des espoirs des cartographes de l'au-delà comme François Brune est que toutes nos pensées soient enregistrées. Quelle folie ! Je préfère oublier les matins qui ont précédé mes nuits d'agonie. Comme le péché originel est le revers ou la perversion de la communion des saints, la rémission des péchés en est l'omission. Elle abolit l'effet miroir qui exigerait le purgatoire, cet antichambre du ciel. NOs actes nous écraseraient, mais nous serons jugés sur l'amour. "Les gens heureux n'ont pas d'histoire", mais ceux qui ont trop de mémoire ne sont pas des gens heureux. On oppose l'histoire à la mémoire. Opposition fantaisiste ! "La mémoire", c'est aujourd'hui le nom de l'histoire fabriquée, de la légende volontaire. Il n'y a pas de précédent où une époque ait volontairement inventé sa mythologie. Homère n'a pas fait exprès d'en rajouter, il ne savait pas qu'il mentait. Chez nous des Lumières, même le mythe doit être rationnel. Saint Augustin a dit bien avant Jung qu'il existait un archétype raisonnable (de Trinitate, livre IX), à travers cette Lumière de Vérité qui nous vient de l'Eternel. Les hypermnésiques ne sont pas heureux. Leur mémoire n'a pas l'imagination nécessaire pour recomposer leurs souvenirs. Leurs souvenirs sont des perceptions passées, ils ne sont pas des images transformées. Les gens qui ont trop vécu n'en éprouvent que de la fierté. Leur aventure personnelle a rencontré des circonstances, et leur destin ressemblé à leur caractère. L'âme, c'est l'identité personnelle. La personnalité, c'est le halo historique. La renommée est à l'homme mort ce que la réputation était de son vivant. Mais le salut n'est pas la renommée. Il y a un saut qualitatif entre la renommée des livres sapientiaux et la croyance en la résurrection des morts du livre des Machabés. Dieu était-Il avare ? Sinon, pourquoi Son Fils a-t-Il dit qu'il avait le pouvoir de donner sa vie et le pouvoir de la reprendre ? "On n'a rien donné quand on n'a pas tout donné." Mais si on ne donne pas sans retour ? Le décalogue est-il de droite ? Pourquoi ne vise-t-il que la préservation du bien personnel au détriment du bien commun ? Pourquoi le riche se plaint-il d'être un contribuable ? La citoyenneté serait-elle censitaire ? Il y a deux Républiques des cons : la République des contribuables et celle des consommateurs. Pourquoi les marxistes sont-ils les seuls à parler de "fétichisme de la marchandise" ? Pourquoi l'économie de l'offre ne lance-t-elle jamais d'appels d'offre à ses clients satisfaits ou remboursés ? Pourquoi la parabole où l'enfant dépense sans compter et vit comme un porc au point de les garder, est-elle nommée de mon tout alors que le père de cet enfant passe de l'avarice à mon tout ? - Mon premier se met à la place, c'est le préfixe latin de l'empathie ; - mon deuxième est la modalité la plus simple du parler et traduit l'incidente "inquit" ; - Hardis, mes troisièmes ; - la rivière a mon quatrième au milieu de la chambre du cordonnier des Marches du palais ; - mon cinquième est la finale de ma quatrième ; - et mon tout est le contraire de l'avarice. Répondez ici, pas sur les forums ni en commentaire sur Facebook, vous casseriez le jeu comme ceux qui ne pratiquent pas les prix décidés par les initiés du délit financier cassent le marché. julien.weinzaepflen@laposte.net Vous serez classés par ordre d'arrivée et de pertinence : décomposition de la charade, efort dissertatif, etc. Ne vous méningez pas

jeudi 28 mai 2015

La charade de la santé

Bonjour, comment allez-vous ? On sait (certains se répandent là-dessus jusqu’à la défécation) que l’origine de cette question est versaillaise - on prête bien  au monarque absolu  d’avoir dit : “L’Etat, c’est moi”,
 
Dans nos régimes où l’Etat exerce un contrôle et une spoliation absolus(?), à défaut de gouverner et de protéger absolument. Nos régimes ne sont pas étatistes et si elle venait un jour à être renversée, ce qu’à dieu ne plaise, car c’est un équilibre comme un autre, la République n’inspirerait pas la même nostalgie qu’ont gardé pour le communisme ceux qui étaient sous son joug, car c’était un régime protecteur. -
 
Dans quel état errez-vous? La question est commune, bien qu’elle ne s’adresse qu’aux ivrognes, et tout le monde ne boit pas jusqu’à se mettre minable, tout le monde ne se saoûle pas jusqu’à ‘'l’infini, il y a même des abstinents complets par choix, sacrifice, privation surmontée ou non, ou qui ne souffrent pas de leur abstinence. 
 
“Dans quel état errez-vous ?” La question est commune et pourtant versaillaise, sous sa forme plus commune encore de
“Comment allez-vous ?”
 
La question comporterait des points de suspension, qui n’auraient pourtant pas été nécessaires avant la naissance de l’intimité, à cette époque du plus grand lustre classique où, en même temps que les bones manières, l’étiquette imposait aux courtisans d’assister au lever du roi et de l’entendre en le humant s’asseoir sur sa chaise percée, peu reluisant dans sa malpropreté ordinaire, que compensait à peine la poudre, l’hygiénisme n’ayant pas encore pasteurisé les consciences, qui se laissaient pourtant aseptiser jusqu’à souffrir des points de suspension pour ne pas ajouter “à la selle” à “comment allez-vous ?”.
 
“Valeo”, “je me porte bien”, répond-on pour ne pas entrer dans les détailles et ne pas infliger à ses contemporains, non pas le récit courant et odoriférant de ses selles, mais les affres complaisantes de sa vie intime, avouable et inavouable.
 
La bienséance exige qu’on ne se plaigne pas. Ni qu’on n’exhibe le pathétique de sa vie manquée, de ses talents gâchés ou de ses peines de coeur.
 
D’ailleurs, de nos jours où il paraît qu’on ne supporte plus la mort et pas davantage la souffrance, sauf lorsqu’elle se confesse sur les divans improvisés de la confidence, certains préviennent les réponses affligées :
“Comment que ça va bien ?”
 
La manière d’entrer en relation par-delà l’alternance des jours et des nuits montre la différence des préoccupations d’une ère de civilisation à l’autre. Les musulmans se souhaitent la paix. Ils espèrent faire droit et bon visage devant un dieu trop grand. Nous souhaitons que Dieu sauve notr eâme, car nous espérons mener grand train devant un dieu ilimité. Notre espérance ne connaît pas de bornes. Notre espérance  est pleine d’orgueil.  C’est pourquoi il nous paraît indigne de notre condition que Dieu n’aille pas jusqu’à nous arracher à grand prix d’un grand péril. Et nous nous interpellons
“Salut, ça va ?”
 
IL y a beaucoup d’orgueil dans l’espérance du salut. Et comme le paradoxe n’est jamais très loin du paradis, ceux qui ont l’espérance du salut chevillée au corps ont fait de l’orgueil le premier des sept péchés capitaux. Il serait presque impardonnables d’être orgueilleux, alors que, si je ne m’abuse, le péché est de se prétendre quelque chose en face de l’Infini. Le péché n’est pas l’orugueil, mais c’est la prétention.
 
Notre verbe est plein d’injonctions paradoxales et produit des effets d’hétérotellie : nous atteignons le contraire de ce que nous souhaitons. Les musulmans n’atteignent pas la paix, quand nous qui avons faim et soif du salut, vivons dans des sociétés globalement pacifiques, si elles contribuent pour une part non négligeable à la guerre ambiante, mais dont la richesse est contraire au dépouillement qu’exige le salut.
 
“Salut, ça va ?” “Bien”, je suis homme de bien, et je me porte bien “valeo”. Je me porte tout seul. Je me porte comme un charme. Mais il faut que le salut vienne dissiper le charme solitaire de ma fanfarone bien-portance, “je suis malade” :
 
.
 
“Quoi ? Tu es malade ? Cela se peut-il ? Mais qu’est-ce que ça vient faire ici ? Et de quoi tu es malade ? De ne pas aller à la selle ?”
 
Vous ne croyez pas si bien dire. J’ai entendu la chose de mes oreilles, mais ce n’était pas à propos des déjections canines ou fécales, ce n’était pas à propos de la merde, c’était encore moins à propos de la virilité (la soixantaine est la décennie du sexe, la soixante-dizaine est la décennie de la prostate), c’était à propos de la pisse.
 
J’étais dans une des tours de l’hôpital Bichat, et j’avais pour voisin de chambre un Africain, nanti d’une femme adorable, et qui, venant d’être opéré, redouta, comme il ne se sentait plus pisser, qu’il allait mourir. Il appela sa “maman”, sa femme qui était à côté de lui n’arrivait pas à le calmer. J’en fus bouleversé et sentis toute mon impuissance.
 
Pourquoi, entre la scatologie et l’eschatologie, il n’y a qu’un “ès” de différence ? J’ose à peine rappeler que la proposition “ès” était la contraction de “dans les”. Donc, par un syllogisme insensé, je pourrais en déduire, si j’étais blasphémateur et favorable au droit au blasphème, que, si on est dans l’”ès”cathologie, on est dans la merde...
 
 
Mais en voilà assez. Il ne faut pas tuer le Verbe pour un bon mot.
 
En selle !
 
IL y a un lys dans ma première d’après Balzac, ce n’est pas un os dans le potage, c’est le titre d’un roman cougare (deux syllabes) ;
mon deuxième est le pronom de celui à qui l’on parle et son homonyme est le verbe de l’occision ;
mon troisième est le verbe qui exprime ce qu’on fait quand on parle, c’est aussi le contraire de faire ;
Mes quatrièmes peuvent être de boeuf ou déclencher une crise.
Et mon tout se dit d’un état maladif.
 
Résolvez cette première énigme ici:
ou :
 
D’où vient que l’état maladif soit désigné par un dérivé de l’adjectif qui a pour radical le verbe de la bien-portance ?
 
C’est comme cet autre mot. Je n’ai jamais pu l’entendre sans commettre le contresens de le croire sympathiques alors qu’on devrait avoir “peur la nuit” quand on rencontre ce “mauvais garçon” :
 
 
Mon premier est le participe passé d’un vieux verbe de souffrance, coommandé par le même préfixe grec que celui du discours sur les maladies ;
mon deuxième a trop abusé du fruit de Bachus ;
je vous laisse, je vais prendre mon troisième.
Et mon tout est “propre à un individu qui inspire de la méfiance”, pas du tout bonhomme, l’individu
 
Résolvez cette autre énigme de l’invalide bonhomme ici :
 
ou
 
C’est un jeu, vous avez jusqu’à dimanche et vous serez appointé selon l’ordre d’arrivée et la pertinence (développement, décomposition) de vos réponses.
 

vendredi 5 septembre 2014

La charade de la patience et du don

Amateurs du casino des charades, soyez plus heureux que les flambeurs du gouvernement Valls et Flamby, qui misent au casino de l'économie ce qui n'est pas de leur fonds. Ce matin, les grands mots me réveillent et m'ont soudain fait un devoir de vous préparer trois charades, où si pouvait s'entrechoquer le sens pour vous faire signe comme fable, j'aurais été un moraliste affable et passable, moi qui suis d'un moralisme douteux. Mais, pour que vous ne m'accusiez pas de vous perdre dans mes méandres, que je commence par vous donner le dernier mot de ma fable, tel qu'il vous suffirait de lire ma morale pour que tous mes mots vous y soient donnés comme par le dictionnaire, mais les définitions que je sous-entendrai dans ma morale iront du dernier au premier des mots à deviner, la morale est devineresse et Göthe, dont je suis en train de lire "Les années d'apprentissage de Wilhelm Meister" parce que je suis un éternel apprenti, dit que les arrêts de la raison ne valent que pour un coup, mais ceux du coeur sont universels. Aussi y a-t-il plus d'hommes raisonnables que d'homme de coeur, car la raison suppose un jugement extérieur, et peu d'êtres aiment habiter leur intériorité. Voici donc la morale de ma fable : Il faut persévérer en son humeur et faire preuve de beaucoup de patience pour parvenir à donner sans compter. Ceci étant posé, il nous suffit de remonter la pelote en partant du dernier mot défini, qui sera celui de la première charade à trouver, car j'ai l'esprit d'escalier, d'association et de contradiction, mais "Les derniers seront les premiers", tant il est vrai que le don n'est pas facile, même celui qui paraît sans discernement. Le don sans discernement, c'est le tout de ma première charade, dont mon premier n'est pas simple amateur ; mon deuxième retient l'eau en vrai mur des barrages ; mon troisième doit garder le lit, ce qui donne l'attribut en trois syllabes de la position du malade. Mon tout est un don sans discernement, qui paraît bien improprement retenu par ma deuxième, car si l'on élève un barrage contre le Pacifique, l'océan rompt les barrages. On définit parfois "le sentiment océanique" comme la sensation que tout se dissout dans le divin. Or l'océan n'est pas pacifique, comme le roman de Marguerite Duras ne le prouvent que trop. Pourquoi les noirmoutrins (habitants de Noirmoutiers) disent-ils qu'ils vont "à l'océan" plutôt qu'à la mer, et que ça les apaise ? en vérité, la dualité à la fois contraire et complémentaire qu'il y aurait entre la transcendance et l'immanence océanique se synthétise sans se résoudre dans l'incandescence avec laquelle l'océan rompt les barrages. Et nous donnons sans discernement, plutôt que de faire d'un don le fruit mûri d'une décision. Le premier don est impulsif, nous allons l'auréoler de patience, mais prenons garde qu'à force de travail, il ne perde une impulsivité qu'il doit garder en dernier ressort. Comme la vertu que je vais dépeindre n'est pas aisée pour une âme volcanique, et que je suis loin de la posséder, laissez-moi la grimer sous un masque assez peu gentil. Mon premier vous dira la taille de mon amie. Grande, élancée, sa sveltesse la rend ennemie de la largeur des hanches et du bassin, ma première est sa ligne... Mon amie s'appelle presque Amie, il vous suffit de permuter une lettre et de la doubler à l'écrit, vous aurez son prénom, ma deuxième, qui est celle de la chercheuse de "moments parfaits" de "La nausée" de sartre, ressourcement en perfection d'Antoine Roquentin. Mais la perfection n'est pas de ce monde, et le "moment parfait", celui de la plus grande connivence et harmonie entre deux coeurs, ne se confond pas avec le kairos, le "moment favorable" pour changer de vie et faire son salut, tellement plus-que-favorable (et non plus-que-parfait), ce kairos, ce moment, qu'il n'y a même plus à le discerner. (Je bois pour me maintenir en état d'imperfection.) Mon ammie s'appelle donc Amie+1 dans l'alphabet. Une certaine Madame Ernaux porte ce prénom dans la littérature. Devrais-je l'avouer ? J'ai été reçu au CAPES et ai obtenu 18 à ma dissertation, en devant traiter un sujet qui supposait une connaissance de l'oeuvre de cette Madame Ernaux, dont je n'ai jamais luu un traître mot, mais seulement entendu le grain de la voix. Mais que diriez-vous si mon amie était crottée comme la princesse de la butte et que ses habits soient rongés de ces petites bêtes qui les auraient troués, parce qu''elle n'a pas d'argent pour se payer de la naphtaline ? Ma belle est grande amie a donc des habits troués par des bêtes qui sont des homonymes des contes ou de la supercherie superstitieuse. Karl-Gustave Jung croyait pourtant que ces légendes correspondaient à des archétypes vivants dans notre âme, mais qu'il fallait raviver, de sorte qu'il n'y aurait pas de vraie différence entre mythologie (j'ai des mittes au logis) et religion. Comment lutter contre les petites bêtes qui grignotent les textiles ? Les textiles de ma grande amie sont grignotés par les petites bêtes, et ma grande ami est rongée par la patience qu'exige la vertu cachée dans mon tout, que je vous ai déguisée, car cette vertu est entre autres une patience dans la douleur de me supporter. Car je ronge plus que j'aime, et mon amour, s'il ne lutte, grignote la place de l'autre, là où aimer, ce serait donner plus de place à l'autre, tandis qu'érotiser cet amour, ce serait se réjouir avec un quasi fétichisme de ce surcroît de place qu'il aurait su accaparer, de façon qu'"entre elle et moi, plus il y a d'espace et moins je respire, je l'aime à mourir !" Rien n'est plus contraire au tout de ma troisième charade que ce pathétique étalé par ses deux premiers que voici détaillés : Les tirades des tragiques commencent souvent par une interjection (mon premier), complété d'un adverbe interrogatif, que l'on trouve aussi dans la classe des pronoms relatifs. Mon troisième est une conjonction de coordination qui a la valeur de "et" dans les phrases négatives. Ma quatrième n'est pas la croûte du pain. Mon cinquième est la boisson qui infuse. Et mon tout est cette égalité d'humeur avec laquelle je souhaite être supporté dans mon torrent verbal et que vous résolviez mes énigmes ici (plus vous décomposerez, plus vous gagnerez de points) : julien.weinzaepflen@laposte.net, vous souvenant qu'il faut beaucoup d'égalité d'humeur et de patience pour discipliner la pulsion de donner sans mesure afin qu'elle devienne un acte généreux comme un art libéral.

dimanche 18 mai 2014

Perles de charades (les labyrinthes et les forêts)

Voici quelques quignons semés dans ma pinède pour m'aider, tel Poucet, Ariane de ses frères, à, taureau, sortir du labyrinthe. Commençons par les perles de composte. Composte un peu scolaire de Ludo qui, comme il ne graisse pas le charadier, est cité sans conviction dans ce tableau d'honneur : "Bonjour, Julien, Tout cela me semble très facile, tu m'as habitué à mieux ! 1 Ca, la moitié du Général Caca ! 2 Nos 3 Pet, le vent qui annonce ce fameux Général ! Mon tout est donc la canopée. Allons-y pour la deuxième qui est encore plus facile ! 1 Cil, ce battement chez les femmes qui peut faire chavirer les hommes ! 2 Veste, qu'on peut se prendre quand on se fait des idées mais jamais après un battement de mon premier ! 2 Re Mon tout est donc le sylvestre qui pour moi n'est pas un dieu mais des habitants plus ou moins magiques des fôrets dans l'héroic-fantasy. Amicalement, Ludo" Il est vrai, Ludo, que j'aurais dû désigner le tout de ma deuxième charade comme la désignation adjectif et non nominale du dieu latin des forêts. Voici la version mustaphienne du même syllabaire : " Charade 1 Canopée = c, a, n, o, p, é, e. 1 ca = c, a = moitié de caca (où je suis). Aussi : « cas de forme sajeure ». 2 nos = n, o, s. Dans les mots croisés, on aurait eu $ »refus anglais ». 3 pet = p, e, t. = « pet-de-nonne ». Vers 95, des explorateurs (ou comment les appeler) ont construit $ »le radeau des cimes. J’ai trouvé ça extraordinaire. J’en ai parlé aux élèves en leur demandant si elles savaient ce qu’était la canopée. Elles ne savaient pas et quand je leur ai parlé de cette expédition pour explorer la forêt amazonienne (ils disaient que c’était le seul moyen), l’une d’elles a dit : « mais ça n’est pas nouveau ». J’ai tenté de les convaincre qu’il ne fallait pas donner dans la $ »néolâtrie » (culte du nouveau = « il n’y a de vrai que le neuf ». Charade 2 Sylvestre s, y, l, v, e, s, t, r, e. 1 cil c, I, l. 2 Veste v, e, s, t, e. Pour Iena, on a parfois cette définition de mots croisés : $«veste allemande par Napoléon.» 3 re r, e. On ne pense pas assez à d’autres sens de ce « re », le prenant trop souvent pour le préfixe de la répétition. Exemple, « reprendre » n’est pas $ »prendre » de nouveau mais « en retour » « en sens inverse ». Exemple : « donner, c’est donner, reprendre, c’est voler ». Mon amitié à Nathalie." Chateaubriand a inspiré Benoîte : " Je comprends maintenant pourquoi tu parlais de chlorophylle et de lumière! [...] En ce qui concerne le texte de Chateaubriand, ce qui est remarquable c'est que tous les domaines de la nature,l'animal,l'humain (représenté dans le mythe),le végétal et le minéral sont liés et semblent ne former qu'un seul ensemble. Il en parle comme d'une matière vivante, spirituelle même. S'y mêle aussi le mythe (religieux) avec le bison orné de deux croissants comme une déesse antique. Voyageur de bibiothèque mais voyant spirituel, il nous parle d'une certaine" matière" qui serait naturellement "lumière"( lumière dans l'esprit). On peut n' y voir que le lyrisme littéraire, un peu comme le romantisme allemand mais si on pouvait considérer la nature de cette façon, nous les cartésiens dégenérés que nous sommes, ça nous sauverait! Pour ma part j'aime le végétal mais dans ce texte tout se transforme (se transmute) et c'est ça qui est intéressant. C'est drôle que tu aies choisi ce thème car d'après mon humble point de vue et mon ressenti ( je le voyais encore aujourd'hui), la nature change en ce moment. J'en ai même fait la réflexion hier. Il y a une intensité nouvelle. Difficile à formuler. Des couleurs plus intenses. Les poêtes et les peintres le verraient s'il y en avait encore...Décidément, quand tu es "branché" sur une certaine dimension, tu les vois les choses..." Correspondance charadière, ma réponse à Benoîte : " La critique considère généralement le texte de Chateaubriand comme la première apologie de la nature à l'état sauvage, qui ait pris place dans l'histoire littéraire, à côté du languissement de Rousseau devant la belle Nature, créant l'exotisme et l'orientalisme du romantisme français (le romantisme allemand restant plus à plat de nature). La même critique souligne aussi avec quelle maestria Chateaubriand a réussi, dans cettte parenthèse du génie du christianisme que sont les deux romans d'Atala et René, à réconcilier la religion de l'antinature avec le berceau sauvage du paganisme, formant le décor naturel du paradis perdu. Il est vrai que, quandon a trouvé, moins une focale qu'une couleur ou qu'une harmonique spirituelle, toute vision se colore d'après cette harmonique, tout résonne et converge depuis le principe qui devient notre prisme." Martine l'avait prévu, le Croissant ne pouvait mordre à l'hétérotélie (autre nom du "fatalisme historique" pourtant brandi par ce féroce critique de l'islam qu'était Jules Monerot). Le croissant s'insurge : "Je crois que c'est ça. Maintenant, sur le signifié, tu peux étudier la substance de l'hétérotélie, l'envisager, mais tu ne dois pas la valider, parce qu'en la validant, tu cesse par là même de croire. Je me souviens que tu trouvais antinomique qu'un prêtre catholique s'adonne à la psychanalyse, c'était pourtant moins antinomique, parce que la psychanalyse ne fait pas sortir de la foi, ce n'est pas un élément de certitude, c'est une aproche qui en vaut d'autres. L'hétérotélie, il s'agit de savoir si elle est vraie ou fausse, ça dans un premier temps. Or, il est impossible de déterminer si elle est vraie ou fausse, c'est une hypothèse, ce n'est pas une donnée. Le croyant peut très bien objecter que ce qui semble du pur hasard n'est qu'un artéfact, parce que Dieu agit par un enchaînement de causes et d'eeffets, et qu'en plus, il intervient comme il est formulé par les voies les moins attendues. Il ne s'agit pas de se tromper avec Gracien, il n'y a pas d'erreur qui tienne, l'hypothèse reste une hypothèse, et en plus, elle ne peut pas se vérifier, pas plus que son anti-thèse ne peut être prouvée. Donc, le croyant choisira ce qui valide la foi et repoussera l'hétérotélie par choix axiomatique, il ne se trompera pas, ces choses-là ne sont pas démontrables à portée humaine." Le cartésien que je suis vient au secours du fatalisme, car le charadier doit toujours avoir le dernier mot : "Je pense au contraire que l'hétérotélie se vérifie, non pas certes fatalement à tous les coups, mais de trois points de vue : D'abord, l'hétérotélie est un fait obstinément constatable. - celui de l'histoire de presque toutes les idéologies ou des épopées humaines donne un résultat contraire à leurs intentions: tout près de nous, prends la gauche française (idéologie), ou la révolution égyptienne (épopée) ; accorde à cette idéologie philanthropique et à cette expérience de libération populaire un crédit de sincérité, et vois comme elles se sont néanmoins retournées contre ceux qui, dans un cas, ont professé sincèrement cette idéologie et, dans l'autre, ont fait cette révolution. De la même manière, on peut, comme le fait Farida Belghoul, condamner l'antiracisme au nom d'un complot sioniste ou bourgeois ; mais il est plus réaliste de penser que l'antiracisme a dégénéré du fait de l'ambivalence des sentiments (hétérotélie et psychanalyse). A plus grande échelle, considère le marxisme, et vois comme le fatalisme de ce matérialisme historique n'est pas arrivé à la fin libératoire qu'il s'assignait. Tu auras beau jeu d'objecter que c'était un matérialisme ; il s'avère que les expériences qui assignaient la Providence à les soutenir au nom de la Foi se sont cassées la figure avec la même régularité historique. L'histoire ne fait pas le bonheur des hommes parce que les relations humaines portent en elles leur principe de corrosion, elles dégénèrent toujours. Les millénarismes sont voués à l'échec et l'avènement de l'esprit ou du progrès dans l'histoire n'ont montré pour lors qu'une réalisation essentiellement technique. Il ya un progrès parallèle de la liberté dans l'histoire, mais qui se fait beaucoup plus lentement que le progrès matériel. Quant à l'extinction du paupérisme, la cupidité humaine l'inscrit davantage encore dans l'histoire longue. L'hétérotélie n'est pas contradictoire avec ce progressisme lent, car elle n'a pas l'ambition d'analyser les causes lointaines, elle se pose pour ne valoir que sur l'analyse des causes et des effets plus ou moins immédiats. L'hétérotélie, en plus d'être un fait constatable dérivant de la dérive des relations comme de la crise des civilisations, est une hypothèse historique plus théocentrée qu'humano-dépendante, car au lieu d'assigner à Dieu une intervention à laquelle il devrait se tenir comme le fait l'optimisme historique au mépris du providentialisme, l'hétérotélie fait la part de la Providence. L'histoire se fait si dieu veut, d'autant que le destin de l'homme n'est pas essentiellement historique. Dernière parenté de l'hétérotélie avec la piété : l'hétérotélie humilie l'homme. Elle empêche le matérialisme ou le spiritualisme historique de tomber dans le piège de l'idéalisme. Elle empêche aussi à l'homme de trouver sa raisondans l'histoire et, en dépassionnant celle-ci, elle l'apaise."

mercredi 14 mai 2014

Le labyrinthe ou les forêts

Où en étais-je ? Vous préférez les forêts ou les labyrinthes ? Encore un canapé, Madame ?Pas de drame, je rame : "Ariane, ma soeur, qu'as-tu fait de ton fil ?" Est-ce que l'amour sur canapé vous fait monter au septième ciel et grimper aux rideaux ? L'amour sur canapé n'est-il pas celui que le lyrisme poétise ? Peut-on "poétiser" l'amour quand son partenaire pète au lit (sujet d'une nouvelle de Maupassant intitulée "la toux")? Les forêts ou le labyrinthe. Un poète n'est-il pas nécessairement labyrinthique ? Ou bien Orphée vise-t-il les cimes ? Et que dire de l'orphéon, sinon que les trompettes pètent aussi ? "Trompettes de la renommée !" Du pêt aux cimes, quel grand écart, je reviens ! Mon premier est la moitié de la grosse commission (rien à voir avec les commissures) ; mon deuxième est l'adjectif possessif ou le déterminant possessif) du pluriel ; et mon troisième est "un gaz sortant du trou chismatique et qui annonce avec fracas l'arrivée du général mon Premier en entier. Et mon tout est les cimes. Peut-on définir les cimes par le pêt ? "Quand une femme pète au lit, pète au lit, Elle a quatre jouissances : Elle bassine sont lit, bassine son lit, Elle soulage son ventre, Elle entend son cul qui chante, Elle empoisonne son mari". N'est-elle pas orphique, cette chanson que m'avait apprise il y a longtemps le comédien Pierre Gérald, mort à plus de cent ans ? Pourquoi définir les cimes par le pêt ? Ah, mince, je vous ai donné mon dernier. Je vous pose une autre charade pour me rattrapêt, et puis j'en viens à ma thèse. Mon premier est les cimes modifiées d'une liquide (un son); ou bien il est ce qui vous bat dans l'oeil, ou plutôt sous les yeux, le symétrique de mon premier, sous le front, est sourd ; mon deuxième, les girouettes, au nom du vent qui tourne, ne cessent de la retourner, entendez les hommes politiques, et pas seulement depuis Edgar Faure ; ou, quand on se prend un râteau, on dit aussi qu'on se prend ma deuxième ; et mon dernier est le préfixe le plus courant de la répétition, par quelle diablerie se retrouve-t-il ici en fin de mot? Mon tout est l'inquiétant dieu de la forêt pour les Romains ou le valet de Scapin. Résolvez ces charades en répondant ici (julien.weinzaepflen@laposte.net), et puis revenons à ma thèse. Depuis hier, je suis perdu dans les forêts tropicales. Etre perdu, n'est-ce pas le lot de tout poète labyrinthique ? Un de mes amis, comme je lui demandais comment il me définissait, me répondit : "Tu es perdu dans un labyrinthe, qu'as-tu fait de ton fil ?" Comme "je serai Chateaubriand ou rien", on me fit étudier hier ce passage célèbre du prologue d'Atala : "Les deux rives du Meschacebé [Mississipi] présentent le tableau le plus extraordinaire. Sur le bord occidental, des savanes se déroulent à perte de vue ; leurs flots de verdure, en s’éloignant, semblent monter dans l’azur du ciel où ils s’évanouissent. On voit dans ces prairies sans bornes errer à l’aventure des troupeaux de trois ou quatre mille buffles sauvages. Quelquefois un bison chargé d’années, fendant les flots à la nage, se vient coucher parmi de hautes herbes, dans une île du Meschacebé. À son front orné de deux croissants, à sa barbe antique et limoneuse, vous le prendriez pour le dieu du fleuve, qui jette un œil satisfait sur la grandeur de ses ondes, et la sauvage abondance de ses rives. Telle est la scène sur le bord occidental ; mais elle change sur le bord opposé, et forme avec la première un admirable contraste. Suspendu sur les cours des eaux, groupés sur les rochers et sur les montagnes, dispersés dans les vallées, des arbres de toutes les formes, de toutes les couleurs, de tous les parfums, se mêlent, croissent ensemble, montent dans les airs à des hauteurs qui fatiguent les regards. Les vignes sauvages, les bignonias, les coloquintes, s’entrelacent au pied de ces arbres, escaladent leurs rameaux, grimpent à l’extrémité des branches, s’élancent de l’érable au tulipier, du tulipier à l’alcée, en formant mille grottes, mille voûtes, mille portiques. Souvent égarées d’arbre en arbre, ces lianes traversent des bras de rivières, sur lesquels elles jettent des ponts de fleurs. Du sein de ces massifs, le magnolia élève son cône immobile ; surmonté de ses larges roses blanches, il domine toute la forêt, et n’a d’autre rival que le palmier, qui balance légèrement auprès de lui ses éventails de verdure." Vous trouvez ça beau, ce pitoresque un peu forcé, qui mélange la savane et les Amériques, met d'un côté la faune et de l'autre les lianes ? Liane, c'était aussi le diminutif que Paul donnait à christiane dans "Montoriol", le roman thermal de Maupassant, mais passons en faisant un détour : n'est-ce pas le lot d'un poète labyrinthique que de se perdre dans ses détours ? Je vous demandai tantôt si vous aimiez mieux les forêts ou les labyrinthes ; je vous demande à présent ce que vous préférez, du végétal ou de l'animal. Car cette nuit, j'écoutais sur RCF l'émission "visage" quia vait pour invité le botaniste Francis Hallée. Vous pouvez la réécouter ici, elle en vaut la peine : http://podcast.rcf.fr/emission/143216 Le vieux chercheur y développe trois considérations qui ont retenu mon attention (attention, deux charades peuvent en cacher une troisième). 1. Il décrit d'abord le véritable "enfer vert" qui germe sous la déforestation : comme on coupe les cimes, l'environnement céleste des forêts, ma première charade, se dégradde. La lumière ne peut plus déployer du ciel l'énergie moléculaire grâce à laquelle les plantes, non seulement n'ont pas besoin de se nourrir, mais peuvent faire venir la pluie. la lumière verse sur la terre, et la forêt devient sauvage, comme celle que décrivait Chateaubriand comme parangon sublimé de la nature non domestiquée. Et Francis Hallée de prodiguer ce conseil judicieux : plutôt que de désinvestir à perte en coupant du bois, il serait plus rentable de capter l'énergie qui nourrit la plante sans gaspiller une autre ressource naturelle. 2. On dit que végète un homme qui se perd dans la luxuriance de ses forêts intérieures ou qu'est devenu un légume celui qui n'est plus bon à rien d'utile. On a répondu à ma second question : "préférez-vous être un animal ou un végétal ?" en dépréciant le végétatif. Or, en méditant sur le Mystère de "l'Esprit qui planait sur les eaux" "en tête" de la Création ou dans le principe créateur, je considérai combien l'Acte de Celui dont procède ce mouvement perpétuel qu'est la nature avait été ressenti par les Ecritures comme essentiellement végétatif. J'en ai donc conclu qu'au lieu d'aspirer à poser des "actes libres", Sartre ou Gide auraient mieux fait de nous inciter à nous poser dans des actes végétatifs, car L'esprit est végétal, l'inspiration ne travaille pas, elle pousse dans le mûrissement qui nous la fait recueillir dans le jaillissement de la transe outrancière ou la patience assidue du travail ascétique. 3. Et si nous ne nous intéressons pas aux plantes parce que nous nous sommes perçus comme des animaux, qui se permettent d'empiéter sur l'espace vital, quand ce n'est pas sur la vie de l'autre, c'est que nous ne nous plaisons qu'à la similitude, d'abord à la paresse de l'imitation, puis au dévoiement de l'énigme dans le miroir en contemplation pigmallioniennes de ses projections intérieures, ou bien en banal narcissisme, qui met les cimes sur canapé : je suis l'énigme et le miroir, et Je prends des cimes en apéro ! Nous ne pensons pas à l'autre parce que nous ne commençons à nous intéresser à lui que quand nous réalisons à quel point il nous ressemble. Nous ne nous projetons pas extérieurement. Pensez si nous pouvons être sensibles au tout de ma troisième charade : mon premier est une interjection hélante ; mon deuxième doit infuser ; mon troisième est ce que fait le petit mammifère humain après avoir ingurgité son biberon ; mon quatrième sert à comparer proverbialement le père au fils ; mon cinquième est la voyelle rouge (ou la voyelle au label rouge rimbaldisé) et mon tout est ce phénomène, mis en lumière par Jules Monerot, au terme duquel il ne suffit pas que "les sociétés humaines [ne comprennent jamais] l'histoire qu'elles vivent", mais l'histoire arrive avec une sorte de fatalité à un autre résultat que le but qu'elle s'était assigné. On est loin de l'optimisme hégélien. Et c'est ainsi que couper du bois nous prive de l'énergie des forêts et qu'il vous faut répondre ici : julien.weinzaepflen@laposte.net

jeudi 6 février 2014

Le félin fait de la poulitique!

Voici une charade pour les camarades du félin: bonsoir, une petite partie de gymnastique neuronale?? alors, allez, et que ça fume! mon tout: la politique actuelle de plusieurs pays membres de la communauté européenne! mon 1er : inflation mon 2ème : cet instrument était indispensable dans les cabinets d'architectes, mais je pense qu'il a dû perdre de sa prestance et doit giser lamentablement au fond des tiroirs, informatique oblige mon 3ème : celui de l'agneau ou du veau sont très appréciés pour déguster un met délicat, mais il peut aussi être synonyme de vieux ou de plaisir mon 4ème : je le préfère au ris, mais d'autres le préfère au file, au pole ou au dule! allez, hop, et que ça décoiffe! ce soir, exceptionnellement, je ne ferai pas usage de trop de rigueur, et je tolèrerai les réponse jusqu'à samedi matin! et j'espère que ces messieurs dameront le pion à ces dames insatiables de victoires miaou miaou miaou hi hi hi Répondez-lui!

samedi 25 janvier 2014

La charade des transports

(Que nul ne se fie à ce titre, je n'ai pas trouvé la charade au moment de la mettre en ligne, et je m'en rapporte aux éléments mis en ligne par le Félin, qui en est l'auteur, pour lui donner un titre. La voici donc: bonsoir, ma tête n'est pas à la fête, mais entre 2 éclaircies, je m'octroie une petite fantaisie! une petite charade pour vous occuper un week-end bien au chaud! mon tout est une trajectoire ni linéaire ni exponentielle! mais la réalité en est bien substentielle et j'espère en faire bouilloner vos cervelles mon 1er: force militaire aéroportée, qui en fait rêver plus d'une, mais son envol ne sert qu'à les ramener à Terre et à ne pas les envoyer dans la lune mon second: il peut être d'air ou d'or, mais s'il est ras, ça risque de péter! mon 3ème: peut être assimilé à l'os, mais j'espère qu'il ne présentera pas de difficulté particulière pour vous vos neurones sont en phase???? pas de difficulté particulière, le Félin manque un peu de subtilité ce soir, mais l'important c'est de participer! alors, répondez vite ici:

vendredi 24 janvier 2014

La charade du Nautilus

Il y avait longtemps, mes amis. Il faut reprendre les bonnes habitudes à pattes de velours. J'ai peur que sinon, le félin ne revienne jamais dans le jeu. donc deux petites charades sans prétention. La première parle de moi. Mon premier est ignoré, surtout de mon plein gré selon un très bon grimpeur. (Les gens qui disent trop malgré ne sont pas "de bonne volonté"), ils n'auront pas la paix. On n'a pas la paix quand on est pétri de paradoxes. Le paradoxe n'est pas une opinion contradictoire, mais l'opinion d'à côté. Le propre des philosophes et des hommes de letres serait de ne pas confirmer "l'opinion commune", mais que fait-on si l'opinion commune est sage ? Mon deuxième est une consonne implosive sonore. Implosez, mais pas sourdement, vous trouverez. Mon troisième recouvre 73 % de la surface terrestre. Je ne tire pas à l'arc et je ne suis pas une flèche, donc je n'ai pas de coeur de mon quatrième. Mais j'ai "un coeur, qui bat sa cadence." On dit que le roseau plie, mais ne rompt pas. Le chêne tient le coup. quant à moi, je prends l'eau, mais je ne coule pas. Je suis mon tout. seconde charade, elle désigne NIKM selon ses amis : sauf chez Martine qui a de l'argenterie, vos couverts sont en mon premier ; Mon deuxième dit "oui" en français et en russe, puis enlève le "ou" pour reformer l'axe gaullien paris-berli-Moscou sans berlin (chamberlin). Ou bien c'est un opéra de verdy sans ail. Ou encore c'est un cheval qui hennit en russe et pas en rute. Ou bien c'est une fête du calendrier romain, suivie par la première lettre de l'alphabet. Il y en a trop ? c'est pour vous faire marronner, les enfants ! Mon troisième est la couleur de NKM vu qu'elle est de droite. Mon tout ne rouille pas. On dit que NIM est comme ça parce qu'elle reste une beauté glaciale, qui technote, qui pipote, fume et boit quoiqu'écolo et pour la diététique. ne rouillez pas en cherchant et répondez ici : julien.weinzaepflen@laposte.net Allez, on reprend les rennes du cheval qui hennit en russe en Laponie. Vous gagnerez toute mon estime et votre place dans le classement, sans trafic, ni pot de vin. vous perdrez un point au dépannage. rompez les rangs ! Militairement Le Nautilus de la sidérurgie

mardi 14 janvier 2014

Un "adimots" anniversaire

Du Croissant de lune: Chers amis de l'amitié, C'est pareil jour il y a trois ans, le 14 janvier 2011, que le tyran de la Tunisie Verte s'enfuyait vers le refuge des tyrans. Il y a trois ans du calendrier Grégorien, un peu plus dans l'Hégirien, la terre s'est soulevé sous les pieds de la tyrannie. Tout juste un peu, la terre a tremblé, secousse profonde qui n'a pas encore transformé le paysage. Des gens ont dit, "nous voulons vivre", il leur fut répondu, "ne vivez pas de votre propre vie". Immédiatement, à l'instant où le tyran prenait la fuite, commençait l'endiguement, non, il commençait bien avant, rapport dialectique permanent, entre dirait-on, le changement et l'hostilité au changement. Ceci veut dire qu'en ce moment même, où il semble que l'endiguement remporte du succès, le soupir puissant et profond des peuples reste agissant, ceci veut dire que les choses ne s'arrêtent pas comme ça. Voici quatre addimots, veuillez répondre en un seul paquet, en une seule fois, facilitez-moi les choses. Premier. Deux mots se combinent pour en former un autre Mot en 10 lettres avec un r en sixième place. rade + comité Définition, liberté organisée, ou bien encore, l'ensemble des tentatives et expériences de liberté organisée. Deuxième. Trois mots s'additionnent pour en former un seul, celui-là m'a donné du mal, mot en onze lettres, Indice c en sixième place, quit + lac + idée Oui, il alla chercher l'idée dans le lac. Sérieusement, la définition, pratique ou praxie du dialogue voire de l'inter-action entre deux éléments, surtout s'ils sont opposés, l'eau et le feu, par exemple. Dans la sphère humaine, il suppose la maîtrise du langage, on voit mal le premier addimots exister sans celui-ci. Troisième. Mot en 10 lettres, Indice l en sixième place, et + myologie Je sais, c'est bancal, mais j'ai pas trouvé mieux. Définition, c'est ce qui fait que l'âne et le cheval n'échangent pas leurs noms et désignations, un âne est vraiment un âne, un cheval est cheval, un chat est un chat. Sans celui-là, le précédent ne saurait être, Platon y tient beaucoup dans son banquet. Dernier. Mot en 7 lettres avec un c en quatrième place, ici + late Définition. Certains soutiennent que mon premier addimots est inséparable de celui-ci. Certains correspondants sur Islam-Infos, allèguent qu'on ne peut avoir l'un sans l'autre, que celui-ci, est la religion du premier, oui, sa religion. J'objectais, mais je trouve que ce n'est pas dénué de sens. Le tout est de savoir de quelle ... il s'agit. Si je suis sûr d'une chose, c'est que celle qui opère au pays de France ne me convient pas, que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, pour anéantir cette fausse ... en la dépouillant de ce qui l'a rendue méconnaissable, pour que vive la vraie ... Vos réponses ici, touttes ensemble, s'il vous plaît, chez julien.weinzaepflen@numericable.fr

dimanche 5 janvier 2014

"L'air dans la tête"

Ce blog, en sommeil depuis ttrop longtemps, s'enrichit de'un nouveau jeu, entièrement rédigé par MUstapha Tarabhat et dont voici la première livraison: Bonjour à tous et chacune ou à toutes et chacun. J'emprunte la formule à André Pruvot. J'essaie d'alterner, mais ne sachant plus ou j'en suis, aujourd'hui,, je livre les deux. "Il est un air pour qui je donnerais Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber; Un air très vieux, languissant et funèbre Qui pour moi seul a des charmes secrets." (Nerval, 1808-1855). Je m'aperçois que j'ai oublié d'envoyer le programme télé. Ça s'explique par l'émotion (agréable) que j'ai éprouvée ce matin. "Avec des "si", dit-on (tonton et tontaine), on mettrait Paris en bouteille" (poil aux oreilles). Sans vouloir le mettre en bouteille, que de chansons consacrées à Paris: "Paname, on t'a chantée sur tous les tons..." (Léo Ferré). Il y a environ 25 ans, un ami apris l'initiative de consacrer une cassette de 90 minutes aux chansons sur le thème de Paris. Je ne sais plus si la chanson d'aujourd'hui y est. Certaines chansons (et c'est notre cas ici) portent plus particulièrement sur la Seine: "Moi, je m'en vais; adieu, la Seine, Et d'ici que je revienne, de l'eau coulera sous tes... (Ferré) "T'en souviens-tu, la Seine, Comme ça me revient, me revient... (Anne Sylvestre) (que j'essaierai de vous envoyer dans la journée). Brassens aussi fait intervenir la Seine dans $"les ricochets". Notre auteur a le même prénom qu'un saint du XVIIe siècle qui s'est occupé des pauvres, des prostituées et des galériens. Bien que du Midi (dont il a vanté les gens et la vie), il a chanté Paris, plus particulièrement la Seine, et encore plus particulièrement ces constructions architecturales l'enjambant et unissant les deux rives (la gauche, intellectuelle et bohème) et la droite soi-disant cossue ou bourgeoise. Dans la chanson, il est surtout question des SDF (qui ont perdu, avec le toit, le nom si évocateur de $"clochards"). Ces constructions architecturales en question leur servent de toit, de refuge pour la nuit. Vous avez trouvé quel mot se cache derrière ma périphrase "constructions architecturales enjambant..."? En arabe, c'est al-Kantara; oui, comme la ville espagnole et la revue de l'IMA (Institut du Monde Arabe), symbole de ce qui unit, relie, contrairement au mur, qui sépare, exclut, précisément "désunit". Il fut un temps où France-Culture, le samedi midi, accordait trois minutes à Raymond Devos. Un jour, celui-ci avait choisi pour thème: "je hais les murs..." Résumons-nous pour que ce ne soit pas que digressions et charabia: un chanteur méridional chante un paysage particulier de Paris, fait de ces constructions architecturales enjambant la Seine, et principalement pour personnages des clochards qui y vivent ou y survivent. Alors, vous y êtes? Prêts à le franchir? Allez-y, répondez ici: mustapha.tarabhat75@orange.fr

vendredi 9 août 2013

La charade du reniement

"Et si vous repreniez un peu de charades ?" "J'étais en rade de brest avec un chat dans la gorge." "J'ai ce qu'il vous faut, un doig d'hydromel, pour être d'un mielleux râpé, par-dessus rapiécé, en restant relaxe, Maxe, sans jamais vous relapser. Las ! Ne vous excusez, cher, ni ne vous rétractez, fort perdre votre dignité." "Mon âme à Dieu, Mon corps à la patrie et mon honneur à moi !" (lieutenant de vaisseau Pierre guillaume, le "crabe tambour", dont j'ai serré la louche déjà malade, tandis que mon ami Yann Guirec/francis chapalain, dont nous reparlerons au compte rendu, a fait quelques bringues en sa royale compagnie). Mon premier est blanc de teint, Nougareau, visage Iroquois ? (vous ai-je dit qu'un de mes commençaux a vu Nougareau pisser dans un piano comme dans un violon et puis s'en aller, la vessie soulagée, comme il étaitt venu ? Un bon tour que j'aurais voulu jouer) Mon deuxième n'est pas out (remarquez que le "off" est encore dans le vent ou le système) ; mon troisième est un poème faillot de circonstance facile, et a pour homonyme un prénom féminin et un département français, lequel ne diffère que d'une lettre du département du lever du soleil ; mon quatrième est l'onomatopée du pleur. Pleurer devrait nous faire mon tout devant tant d'inconstance, à nous rétracter, relapses, relaxes, avec l'inélégance de jouer la cohérence. Vous pédalez dans la choucroute ? Autre définition de la même proposition. Mon premier est le prénom polonais de tous les pôles ; mon deuxième est un vainqueur du tour qui n'aime pas qu'on lui parle de dommages/dopage ; mon troisième est un article allemand. et mon tout est un reniement politique qu'aimerait bien avoir l'air de ne pas s'être renié. Reliez-moi tout ça, y a du mou dans la corde à noeud et du tangage dans la jonque ! Contractez vos biscoteaux corticaux et épelez-moi un mot de ces syllabes décortiquées. Plus vous décomposerez, plus je vous appointerai. Voici l'adresse du béaba pointilleux : julien.weinzaepflen@numericable.fr

mercredi 13 février 2013

La charade de la succession

Du croissant de lune: Salut à l'Amitié, paix et bénédictions, Sur la Nation Chrétienne en ces heures d'exception, Bénédict le seizième ouvre sa sucession, A la nation Chrétienne il remet sa mission, Sur ce fait Rodomont réserve son opinion, Il est droit qu'il s'abstienne de considérations, Sauf les voeux d'harmonie et d'accomplissement, Que le Chrétien rompe son continuel effacement, Qu'il soit plus, plus nombreux, qu'il connaisse l'accroissement. Voici une charade, qui se résout aisément, Dans Baudelaire, mon premier console nos labeurs, Mon deuxième est une cavité, une profondeur, Mon troisième est un chiffre rond, une valeur, Bonne note d'une copie d'écolier sans erreur, Suit un espace, c'est le tourment du rimailleur, Mon quatrième est court, qu'on lance aux jeux de gain, Espace encore, ai-je gagné? La queue d'un chien. Mon dernier au fond de l'âtre se dépose, Après la vie, ce sont nos restes qui reposent, Mon tout, c'est aujourd'hui, quel est son nom? Il importe aux Chrétiens qui suivent la tradition. Répondez-moi ici, sans transition, Le courrier: julien.weinzaepflen@numericable.fr

dimanche 3 février 2013

La charade égoïste

"Fidèle, fidèle, je suis resté fidèle A des choses sans importance pour vous..." Que sont ces choses sans importance ? Les charades, pardi ! http://www.youtube.com/watch?v=Wqe7cyU0_0o L'autre jour, ma compagne Nathalie "qui vous sourit quand (elle est) bien", m'a demandé ce que j'entendais par trois mots que j'employais souvent, me disait-elle. Ces trois mots feront l'objet de mes charades du jour. Ce qui m'a étonné, c'est que Nathalie, qui corespond si bien à ce que chante Yves duteil dans la chanson que je vous ai mise en lien, chanson à laquelle je ne pensais pas du tout en "improvisant" la tirade ou le développement qui précède traditionnellement ces charades, c'est que Nathalie ait mis en relation ces trois mots de mon vocabulaire. Ils ont sans doute une relation entre eux et en dehors de moi. J'attends vos commentaires sur la relation qu'ils peuvent entretenir entre eux et avec moi, mais vous narrerai cette anecdote en attendant : Un jour, auprès d'une directrice de foyer qui m'avait renvoyé des lieux qu'elle gouvernait, comme je la rencontrai sous des auspices plus amicales, je me risquai à dire : "tu as toujours aimé le pouvoir, et tu m'as pris en grippe dès le départ, parce que tu sentais que, moi qui ne l'aimais pas, j'allais représenter face à toi un contre-pouvoir." "Oui, me répondit-elle, mais à ton tour, tu n'as pas pris garde à ceci, qu'un contre-pouvoir n'est jamais qu'un autre pouvoir, qui coalise ceux qui sont contre en risquant d'être dom quichotte." Ma première charade n'a aucun avenir politique parce que, si le pouvoir était laissé entre les mains de mon tout, il n'y aurait, ni infirmières, ni policiers. Or on a besoin des deux pour être soigné ou n'être pas tué, c'est-à-dire être sauvé et protégé. C'est qu'on tient à sa petite vie, quand même. "La liberté, y a des limites !" J'ai la mémoire de mon têtu premier, dont la comtesse de ségur a écrit les Mémoires ; le beau est l'objet de l'esthétique, qui pratique mon deuxième ; ou encore : telle se croit une science, qui n'est que mon deuxième ; la science se prend de certitude, mon deuxième, avec libéralité, s'applique... à rendre belles ses imitations, avec des moyens limités ; en Allemagne, il existe un massif rhénan de ces roches dont on espère tirer du gaz. http://www.youtube.com/watch?v=Dl4XgNrzsRE Le qatar a sa rente gazière et investit dans la science, au cas où elle s'épuiserait. Nous avons tiré abondance de la science et, si nous avions un peu de gaz de cette roche ma troisième, ça nous reposerait, mais faut chercher ! Un prêtre monarchiste de mes amis me disait que la monarchie était le système politique dont mon tout se croit l'adepte, mais ce système+un, et l'un en question, ce pourrait bien être le tout de ma troisième charade. Mais nous n'en sommes qu'à la deuxième et, tout d'abord, je vous offre un parfum très précieux, tiré du nectar de valériane, dont Marie-Madeleine oignit les pieds de Jésus ; mon deuxième, connu pour introduire une conditionnelle (pas une peine), pouvait aussi signifier "et" en ancien français ; la condition pour que vous commenciez cette partie est que vous obteniez le double deux fois trois au dé ; mon quatrième est le pronom personnel qui fait les délices de mon tout ; mon tout croit que le monde se reflète dans son nombril et est amoureux de ce reflet. Ne pas confondre l'égoïsme et mon tout. Figurez-vous que les gens qui sont atteints de mon tout procurent les plus grandes passions de bonheur non durable parce qu'à vivre auprès d'eux, on croit assister chaque matin au réveil du "centre du monde". "Messieurs, le roi" ! Et ma troisième charade couronne cet ensemble. Mon premier est berger ; si le "h" aspire à rire, il n'a qu'à s'adresser à sa voisine, la voyelle, ma deuxième ; la critique est aisée, mais mon troisième est difficile ; mon quatrième est le pronom personnel préféré de ceux qui sont atteints du tout de ma charade précédente, mais prononcé avec l'accent alsacien ; et mon tout est un chef de famille. voyez-vous un lien entre mes trois touts ? votre avis m'intéresse surtout si vous me parlez de moi à cette adresse qui est la mienne : julien.weinzaepflen@numericable.fr Lancez-moi une adresse et ne vous adressez qu'à moi, car je ne réponds que de moi, aussi, répondez-moi !

dimanche 20 janvier 2013

Classement du tombeau du mariage

où il fallait trouver épithalame, où il fallait trouver épithalame, institutions et "ingérance humanitaire". Un épithalame est un "poème de circonstance", souvent composé pour un mariage ou une naissance. On oppose quelquefois les institutions à la constitution. Et Bernard Kouchner est l'inventeur de "l'ingérance humanitaire", qu'il a imposée à l'échelle planétaire. Un petit tour par le dictionnaire pour nous raffraîchir la mémoire à propos d'"épithalame (attention au "h" entre le "t" et le "a"), mais de mémoire, personne ne l'a oublié) : Je compile deux définitions de dic, noms communs et encyclopédie : épithalame (grec epi, sur, et thalamos, chambre à coucher, (grec epi, sur, et thalamos, chambre à coucher) n. m. LITTER Chant, poème lyrique, poème nuptial. Dic a-t-il quelque chose à nous dire de l'institution ou des "institutions" : institution nom féminin 1. Action d'instituer, d'établir. L'institution du couvre-feu. 2. Établissement d'enseignement privé. Institution de jeunes filles. 3. DROIT Ensemble des règles, régies par le droit, établies en vue de la satisfaction d'intérêts collectifs ; organisme visant à les maintenir. (L'État, le Parlement, une fondation, la tutelle, la prescription sont des institutions.) nom féminin pluriel Ensemble des formes ou des structures politiques établies par la loi ou la coutume et relevant du droit public. Institutions démocratiques." "Institutions démocratiques", certains soutiennent qu'il y a là une contradiction dans les termes, que les institutions s'imposent toujours à la constitution. Mais surtout, notre dictionnaire fétiche a oublié le sens ancien d'"institutions", comme rapportées à l'éducation des enfants Passons au tableau d'honneur. Pour la décomposition, c'est Mustapha qui sera cité. Pour le débat, c'est avec benoîte que nous échangerons quelques idées. Voici d'abord Mustapha : "Ma décomposition de la charade et non de mon corps, quoique... 1 épithalame = 1 et (mais ou et donc or ni car). Je me demande si la revue "or ni car" n'est pas une revue de psychanalyse; 2 Pitt, William Pitt, l'implacable ennemi de la Révolution; Jean-Robert Pitt (je ne garantis pas l'orthographe) écrit aussi, je crois, sur le vin. 3 Halles: le trou des Halles, le Forum des Halles. La halle au vin (maintenant Jussieu), etc. Les dames de la halle = poissardes ou harengères. 4 â m e: "l'âme du vin un soir chantait dans la bouteille". l y a aussi le beau poème en prose, "anywhere out of the world" où Baudelaire dialogue avec son âme. Charade 2 nstitution = 1 nstit, rôle de Gérard Klein dans le film et, je crois, la série télévisée 2 les us et coutumes, $us ayant donné usité, usuel, inusité (anagramme de Tunisie) 3 Ion, la particule chargée, homonyme d'un dialogue de Platon. Charade 3 ingérance humanitaire = 1 un, premier chiffre positif 2 le $jet de sperme, je suppose 3 rance, le beurre rance, mais aussi la Rance à l'usine marémotrice 4 hum, peut-être pour marquer le doute ou se râcler la gorge. *Erreur : mon quatrième renifle attendait que tu humes.* 5 l'âne de Buridan brayant parmi les Sorbonicoles. 6 hi si je me souviens bien, est-ce l'onomatopée du sanglot. Pascal Bruckner a écrit un essai: "le sanglot de l'homme blanc". 7 la taie d'oreiller, la taie aussi dans l'oeil. 8 re, le préfixe marquant l'action recommencée, ou faite en retour (demander et reprendre)" A présent, après qu'elle eut donné la bonne réponse, voici quelques questions que je posais à benoîte pour nourrir le débat. L'enchaînement des charades avait pour but de vous faire parler du "mariage gay" dans un contexte où le sens éducatif des "institutions" liait de fait le mariage à la filiation (même si je pense que le mariage est une institution avant tout faite en vue du couple - sinon, on ne l'ouvrirait pas aux femmes qui ne sont plus en âge de procréer -, contrairement à l'adoption, qui elle, est faite en vue de la filiation, comme son nom l'indique, bien qu'il ait existé l'adoption réciproque par deux amis. J'assaillai donc benoîte de questions : " Bravo, benoîte, et que pensez-vous de tout cela sur le fond ? Si vous avez du temps bien sûr, en me précisant si vous m'autorisez le cas échéant à publier ou pas. Avez-vous manifesté hier? Etiez-vous pour ou contre la manif ? Comment analysez-vous la position du FN ? Pensez-vous que le mariage homosexuel soit une rupture de civilisation ? Un combat civil ou confessionnel ? Etes-vous pour ou contre la guerre du Mali ? Si vous êtes pour, parvenez-vous à la mettre en adéquation avec les analyses girardiennes (je vous précise tout de suite qu'il y a une solution, donc ce n'est pas un piège, car René Girard est ambiguë par rapport à la philosophie de la non violence). Et si vous êtes contre comme je le suis, quelles sont vos motivations pour être contre ?" A ces questions, benoîte m'a fait les réponses suivantes, qu'elle m'a autorisées à publier : "je ne vous ai pas répondu à tout cela car effectivement je n'ai pas beaucoup de temps et ne suis pas très motivée pour l'instant. Je ne suis pas allée manifester car je ne me sentais pas concernée (par contre je suis allée adorer) je n'avais aucune illusion concernant l'efficacité de cette marche car la pression sur l'Europe est d'une extrême violence, mais par contre je crois que les gens ont besoin de prendre conscience collectivement de ce qu'il leur arrive. C'était ça le vrai sens de cette manifestation, une nouvelle conscience politique collective. Lorsque le peuple en aura assez d'être roulé dans la farine, cela pourra devenir plus sérieux. Il faut sortir de ce clivage gauche-droite qui n'a plus aucun sens aujourd'hui. Les enjeux sont effectivement extrêmes. On porte atteinte non seulement aux fondements de notre civilisation, mais on nous vole nos richesses et jusque dans le porte-monnaie des retraités et des ménagères ( entre autres bien sûr!). On a beaucoup parlé du FN et je n'ai pas été d'accord avec certaines critiques car Marine est la seule a avoir fait une analyse réaliste de la situation et est la seule a avoir un regard lucide sur tout cela. Pour elle, le combat est politique et dépasse infiniment un rassemblement humain. Elle a raison de son point de vue et les français ont raison de défiler, mais il ne faudrait pas qu'ils s'endorment à nouveau sous le poids de la fausse information. Les contradictions de la guerre au Mali ne vont pas tarder à apparaître. Attendons, mais il est sûr que le roi d'Hollandie ne fait rien de lui-même. Il n'y a pas débat philosophique à avoir là-dessus. Nous sommes en guerre. Cela fait un bout de temps que la 3ème guerre mondiale est commencée même si c'est sans permission ni la moindre information. Se poser la question de la violence à ce sujet ne servirait pas à grand chose. La guerre froide est devenue tiède et chauffe chaque jour un peu plus. Les américains se servent d'Al Qu'aida et placent leurs "frères musulmans" partout avec l'intention de les mettre aussi chez nous. Les islamistes sont les dindons de la farce. Si on voulait réfléchir sur tout ça, on pourrait se demander pourquoi l'Europe est suicidaire. La chute de Rome, la nôtre, recèlent des mécanismes qui se ressemblent. (...) A bientôt." Sur quoi j'ai ponctué les réponses de benoîte des quelques réflexions suivantes : " Bonsoir, Benoîte, dans le désordre : Pour le coup, il y a beaucoup de choses que je partage avec vous, à commencer par le fait que, sans doute, la troisième guerre mondiale a déjà commencé, mais de quel côté sommes-nous ? Cette manif est pitoyable si elle croit déboucher sur quelque chose. Il n'y a pas d'argent en jeu, comme avec l'école libre, dont les participants à cette manif se gargarisent du parallèle. Le parallèle ne tient pas. (...) Je ne me fais pas d'idées de détail sur la guerre du Mali. Je me suis fait la réflexion suivante : la guerre qu'a déclenchée Hollande est plus abjecte sur le plan national bien que certainement moins vile sur le plan personnel, que la guerre de Libye de sarkozy, qui n'a pas hésité, après s'être fait financer sa campagne par Kadhafi, dit-on, d'y envoyer risquer de se faire violer par le potentat sa future ex-femme, avant de remercier Kadhafi de ses subsides en le dégommant. Mais si cette campagne a été plus abjecte sur le plan personnel, elle l'a moins été sur le plan national, et seul le plan national compte. Marine me déçoit, car elle ne prend pas clairement position contre la nouvelle ingérance socialiste de la France en afrique, pas plus que sa position n'était compréhensible par le grand public à propos de l'écran de fumée qu'était "la manif pour tous". Si simonne Veil a manifesté, c'est, à la fois que les positions d'une personne sont plus compexes et plus variables d'un événement et d'une cause à l'autre (il se trouve que Simonne veil a réellement essayé d'être d'une grande aide pour ma mère, qui a des lettres qui en font foi), mais c'est surtout parce que l'enjeu est beaucoup moins important que pour l'avortement, a fortiori moins important que pour la guerre scolaire. ce n'est qu'une espèce de cerise sur le gâteau, qui laisse mal posés quantité de problèmes. Une autre réflexion assez récente que je me fais est que le peuple ne pourra se ressaisir de sa souveraineté, c'est-à-dire de ses institutions qui sont essentiellement politiques, que lorsqu'il aura évacué le paramètre économique et financier, qui est devenu la misère de l'histoire, à philosophiquement considérer celle-ci come une aventure humaine. Or ce plan financier ne se laisse pas appréhender aisément, surtout si le monde a été mis en équation par Goldman saxe. Un autre paradigme qui est en train de changer est que "la guerre contre le terrorisme" (expression d'une imprécision navrante forgée par le second George bush) se fait au détriment de la logique des otages. Or la logique des preneurs d'otages est exactement la même que celle des fauteurs d'attentats. Dernière réflexion macro-politique réduite à l'hexagone : je n'ai jamais prêté attention au clivage droite-gauche, sinon pour me donner un confort intellectuel d'analyse, mais sans jamais savoir si j'étais de gauche ou de droite. Par contre, ce que je décèle, c'est que la gauche a commencé par américaniser, voir reaganiser l'opinion française (cf. la fascination de Mitterrand pour Dalas ; pour le meilleur, elle l'a engagé dans le désarmement aux côtés de Reagan, ce qui a mis fin à la guerre froide (dont vous faites bien de dire qu'elle s'attiédit) ; mais, pour le pire, elle l'a engagé dans la dynamique infernale de la guerre du golfe, après laquelle le fondateur des "Médecins sans frontière", au nom de l'aide humanitaire, a théorisé la guerre de tous contre tous, via l'ingérance humanitaire. Hollande ne nous avait pas promis la guerre, nous y sommes plus collectivement, sur le plan national, plongés que dans l'affaire de Libye, d'où ma distinction en la matière entre l'éthique personnelle assez pleutre de Sarkozy et l'éthique nationale désastreuse de Hollande. Pardonnez le désordre de ces quelques réflexions. (...) Je vous embrasse avec amitié Julien" Et pour finir, vous l'attendiez, le voilà, dans sa nouvelle formule de présentation détaillée : Classement du remue-méninges 84 : 1 Mouss, premier sur les trois, 71 pts, avec citation au tableau d'honneur ; 2 Benoîte : deuxième sur "épithalame" et "ingérance humanitaire" et troisième sur institution, 62 pts ; 3 Ludo : 53 pts quatrième sur les trois charades, avec dépannage pour ingérance humanitaire) ; 4 Cathou : 52 pts (troisième sur épithalame et sur "ingérance humanitaire", cinquième sur institutions, avec un poin de malus à chaque fois pour dépannage. 5 Babeth : 37 pts deuxième sur institution, (dont un de décomposition), cinquième sur ingérance humanitaire.

La charade bourdieusienne

bourdieusiens, bourdieusiennes (ou bourdivins, bourdivines), Vous devez (ou je dois de vous poser) le remue-méninges de ce jour aux quelques heures que "france culture" vient de consacrer cette nuit à Pierre Bourdieu. Vous êtes "bourdieusien" si vous vous intéressez à l'homme, à l'auteur, au chercheur. Vous êtes "bourdivin" si vous lui vouez un culte, exaltez ses catégories, voyez le monde à sa manière, divisé entre "dominants" et "dominés", destiné, par un déterminisme plus moral que social, au devoir d'émancipation, au déracinement de la domination dans l'ordre social, à travers ce qu'on appelle pompeusement des "changements de paradigme". Par exemple, si vous considérez que l'homme et la femme construisent leur identité sexuelle plus qu'ils ne la reçoivent de la nature, si vous mettez en avant cette construction prioritairement à la biologie, bien avant la théorie du "gender", Judith butler et vous-même serez bourdieusien et bourdivin sans le savoir et, pour endiguer "la domination masculine", vous travaillerez à changer la représentation de "l'éternel féminin" dans la société. vous serez fondés à le faire parce que, selon vous, "éternel féminin" n'existe pas. Il n'y a pas à proprement parler de nature humaine. La nature humaine est une construction de la société. Bourdieu irait-il jusqu'à concéder que l'instinct social y prend la place de l'instinct animal ? "changer les mots, c'est changer les choses en changeant la représentation des choses". L'intériorisation de la représentation reproduit la matrice atavique. Y aurait-il atavisme sans représentation ? bourdieu ne le croit pas, même s'il reconnaît que la représentation est très enracinée dans la perception qu'ont les hommes de leur état, de leur position sociale, et cet enracinement peut tenir lieu de "nature" pour des citoyens non informés. Quelques effets de l'intériorisation de la représentation qui reproduit l'atavisme (La "reproduction" est très importante pour Pierre bourdieu) : c'est l'africain s'intériorisant comme esclave et continuant, en afrique, à travailler pour ses anciens maîtres sans qu'il lui vienne à l'idée de produire à ses fins les matières premières qui lui manquent tant, de mettre à sa disposition les outils et moyens de production, d'exproprier ses pillards. Nous échangions ces considérations avec le croissant de lune à qui je ne répéterai pas que l'intériorisation de l'atavisme islamique est la reprise sur soi de la révolte d'Ismaël de se sentir illégitime quoiqu'étant le premier né d'abraham, d'après le seul texte écrit qui parlait d'abraham, d'Ismaël et d'Isaac à l'époque de la prédication, puis de la rédaction du coran. Intériorisation qui a eu pour effet, de la part des musulmans, de se prendre de fureur contre cette acte d'illégitimation, de la nier en substituant, dans le coran, contre le texte biblique antérieur, Ismaël à Isaac dans le sacrifice qui faillit être fait de son fils par abraahm, de la nier et d'aller jusqu'à nier l'importance du droit d'aînesse, dont la légitimité d'Ismaël devrait pourtant procéder, de la nier, elle et la filiation, (le croissant de lune prétend que l'islam est une religion de relative désaffiliation, où les crimes de fratricide et de parricide sont traités comme des crimes de droit commun,sans circonstance aggravante particulière). Pierre Bourdieu, après des études à l'"Ecole Normale supérieure" de la rue d'Ulm, fut professeur (d'histoire géographie, apparemment) en algérie, séjour dont il profita pour écrire une "sociologie de l'algérie". Y parle-t-il de ces choses ? sans doute, il serait intéressant de la lire. Mais, par la suite, Pierre bourdieu éprouva un intérêt plus particulier pour la société kabyle, qu'il prenait pour un des modèles les mieux construits de "société primitive", à la manière de la société béarnaise, région dont il était originaire et dont il considérait, à cause de la victoire de la langue d'Oil (la langue du Nord) sur la langue d'Oc (celle de l'Occitanie), pour former la langue française, qui considérait comme les félibres et, sur un autre front géographique, comme les militants du FLB (front de Libération de la bretagne) que le béarn et l'Occitanie n'étaient pas loin d'avoir fait l'obje d'une colonisation par la france analogue à celle de l'aglgérie,comme la société kabyle avait subi une inculturation par l'islam dont beaucoup de Kabyles se plaignent encore aujourd'hui. Peut-on transformer, changer la matrice atavique ? Pierre bourdieu pense que oui : "On n'est pas responsable de son premier mouvement, mais on est responsable du second." C'est ce caractère antifataliste de la sociologie et de la philosophie de bourdieu qui fait de celle-ci, moins étude de la société qu'étude prescriptrice à prétention scientifique en vue d'une transformation sociale, une école de pensée qui a suscité et continue de susciter beaucoup d'espoir, même si Pierre Bourdieu a beaucoup été mis au ban du monde intellectuel, et continue d'avoir moins le vent en poupe que les héritiers du structuralisme, parce qu'i a nomenclaturé les goûts et les codes des intellectuels, il a "vendu la mèche" sans beaucoup se dévoiler personnellement, lui reprochaieent ses confrères, mais en puisant ses observations en partie dans ses propres habitudes. Autre reproche qu'on a fait à bourdieu : parler avec beaucoup de complexité d'un mécanisme qui dénonçait la complexité du parler des élites, renvoyant les masses à une incompréhension complète du langage des élites, dénonciation faite pour secouer le joug du dominé, mais dans la langue du dominant. D'après bourdieu, cette critique est primaire. Mais il est habituel qu'aux questions les plus simples, on ne répond pas : "Ne dites pas que Bourdieu est chiant parce qu'il vous dit que c'est impossible, mais demandez-vous quoi faire de cette impossibilité", ça ne vous rappelle rien ni personne ? Comment changer la représentation ? En modifiant légèrement le tout de ma première charade, au moyen de transformations progressives, dont je puis vous donner un exemple caricatural, mais qui ne serait pas conforme à la finesse qu'exige ce changement de paradigme, ou de l'état de la conscience d'un phénomène. Cet exemple, je peux l'emprunter au débat qui fait rage autour du "mariage homosexuel". si la réforme passe, le plus probable est qu'on s'habituera à penser qu'un mariage n'unit plus nécessairement un homme et une femme, et l'instittution deviendra, après les âpres débats que nous vivons, pourla conscience des citoyens, indifféremment l'union entre deux personnes du même sexe ou l'union entre un homme et une femme. Là où la transformation est plus fine qu'il n'y paraît, c'est que, contrairement à l'adoption, qui joue sur la filiation, le "mariage homosexuel" passera pour l'affaire privée du peu de couples (ou de "duos") qui demanderont à convoler. Pour ceux qui croient en une nature humaine ou en un "droit naturel" préservé par les institutions, c'est une catastrophe. Pour ceux qui, comme Piere bourdieu, croient que l'institution peut être modifiée par l'entremise d'un thème dérivatif, le changement de l'institution fait partie de sa dérivation, de son évolution naturelle, sans qu'on ait à parler nécessairement de perversion ou de subversion, mais plutôt dediversion ou de digression. Mais quel est cet élément susceptible de dérivation et qui fait progressivement bouger les consciences, avant que les moeurs elles-mêmes n'imposent ces changements à la société ? Première charade : mon premier est l'esclaffement du rire ; mon deuxième est le préfixe du double ; mon troisième est la terminaison de la deuxième déclinaison latine (la deuxième déclinaison est masculine, la première est féminine, cela n'entre pas dans les shémas bourdieusiens de "la domination masculine") qui viendrait prendre une boisson anglaise ; chez Jean racine, le prénom de l'époux de bérénice se terminait par mon troisième (vous l'aurez plus directement, comme ça) ; et mon tout est présenté par Pierre Bourdieu comme "un caractère acquis". "Caractère acquis", Bourdieu y voit un oxymore, une contradiction dans les termes, où se déploie tout le paradoxe de sa sociologie : "caractère" est un mot qui suppose l'existence d'une nature, d'une biologie ; mais "acquis" montre que celui-ci n'a pas été forgé par la nature et qu'on peut encore le modifier. donc il n'y a pas de nature humaine, il n'y a qu'une nature humaine forgée par la société et constamment susceptible de modifications, à condition qu'elles aillent au pas lent de l'évolution, hors des phases de révolution, pour s'imposer efficacement et durablement dans les consciences. La deuxième charade va vous faire chercher un autre concept de bourdieu, moins fondamental que le premier : mon premier est la qualité de ce qui est présent (Dieu sait que Pierre bourdieu a critiqué la philosophie d'Heidegher et son dasein) ; adverbe de lieu, c'est un synonyme d'ici ; mon deuxième est, selon xavier Bichat, "l'ensemble des forces qui s'opposent à la mort". quoi ! La mort serait une, et celle-là serait un ensemble de forces multiples ? quand on nous demande de la choisir, on ne nous demanderait de choisir qu'un certain rapport de ces forces ? ma troisième est indispensable à toute deuxième (un point pour vous si vous me donnez le proverbe sans ses trous) ; ma quatrième est une ville du pas de calais où on vient d'installer une filiale du musé du Louvre ; faisons un palier. Vous devriez avoir trouvé un article et un nom commun qui désigne une utilisation des forces de ma deuxième dans des mouvements naturels intenses et spectaculaires, dans des émotions non canalisées ou sous la forme de rixes physiques ou verbales. ON redécolle, rattachez vos ceintures. Celui qui a sa ceinture attaché est mon cinquième ; mon sixième désigne un récipient ou du pot ; mon septième désigne un os dans le potage, dans le vieux pot où l'on fait la bonne soupe, un caillou dans la chaussure, un problème ; mon tout de 5 à 7 désigne un mot que Pierre bourdieu emploie dans beaucoup de ses métaphores capitalistes : il y a un capital de 5 à 7, un "marché des échanges de biens" de 5 à 7, dont font partie les femmes, dans l'ancienne acception du mariage, qui se choisissaient comme emblèmes d'un domaine. Comme quoi il y a eu de tout temps des perversions du mariage. Bourdieuseiz ici (avec plusieurs sujets de dissertation possibles) : 1. selon vous, existe-t-il une nature humaine et comment articuler le rôle de la nature et celui des modifications ? 2. Quelles sont les différentes manifestations du tout de ma deuxième charade que vous pouvez repérer ? vous pouvez bien sûr aborder tout autre sujet à votre convenance. J'atends vos contributions, poussées au niveau que vous souhaiterez. L'adresse pour réfléchir est ici : julien.weinzaepflen@numericable.fr

vendredi 18 janvier 2013

La charade de la loi et de la peur de la loi

De Ludo : Bonsoir à toutes et tous, Je ne sais pas si c'est la neige, mais j'ai complètement oublié mon remue-méninges, alors le voici. Et comme d'habitude, deux petites pour faire durer le plaisir. Charade une Mon premier s'écrit X chez les romains. Mon deuxième est un préfixe qui veut dire trois. Mon troisième est tout avalé. Mon quatrième est le symbole du titane. Mon cinquième est. Mon sixième est une règle. Mon tout est le caractère des lois qui répartit les peines et les récompenses selon les mérites. Charade deux Mon premier est une interjection marquant la surprise, la douleur, l'admiration... Mon deuxième est le thymus de veau. Mon troisième est en excès. Mon quatrième n'est pas vrai. Mon cinquième est le symbole du bismuth. Mon tout est la peur de rougir en public. J'attends vos réponses ici : ludovic.thuin@sfr.fr Amicalement, Ludo

lundi 14 janvier 2013

Deux charades intérieures

Aujourd'hui, c'est benoîte qui régale... ascétiquement. La voici pour es charades: Charade numéro 1: 1_ sa valeur reste haute au cours des siècles sauf s’il durcit. 2- petit village des PACA, perché sur une colline. 3- Pronom personnel Mon tout est une prière silencieuse Charade numéro deux 1-